samedi 28 juin 2008

On y croit




Découvrez Ringside!


Paris. L’entretien s’est bien passé. J’ai fait ce que j’avais à faire, sans paniquer, sans bafouiller. Aucuns regrets à avoir. Si je ne suis pas prise, c’est qu’il y avait meilleur que moi ( où peut être trop de nanas d’Olivier de Serres pistonnées, dans leurs jolies robes bohème. ). Je ne pourrais en dire autant d’ici et je risque d’ailleurs de trouver certaines décisions bien injustes. Je ne peux malheureusement pas y faire grand-chose, c’était perdu d’avance.
Paris à quelque chose de tout à fait choquant. Du Louvre à l’Arc de triomphe s’étalent grandeur, luxe et richesse, alors qu’à 100mètres de là, à chaque bouche de métro, la misère française mendie une petite pièce pour survivre.
Je ne dois certainement être qu’une naïve petite provinciale, bien peu habituée aux écarts si abrupts.
Ici tout est tellement plus tempéré.
Le retour à Strasbourg fut d’ailleurs un peu étrange.
Le tram est neuf, agréable et propre. La place Kleber n’est pas noire de monde, l’air sent bon, les rues sont bien entretenues. A 22h, les rues d’Illkirch sont désertes et paisibles, on s’y sent au calme… et on entend les oiseaux chanter.
N’empêche que la vie parisienne me fait et me fera toujours rêver, rien que culturellement parlant, je me délecte de ces visites de musées.
Superdome, de l’art contemporain vivant, actif, comme je l’aime. Incisif et dérangeant, portant à la réflexion, aux sentiments.
J’ai également adoré les traces du sacré. Il y a toujours quelque chose d’un peu magique lorsqu’on se retrouve pour la première fois en chair et en os devant ces œuvres d’art dont on a si souvent entendu parler. La compréhension et les sentiments se révèlent alors tout de suite bien plus évidents. Pierre Huyghe et son personnage d’Ann Lee, Beuys et le coyote, Marina Abramovic qui se mutile la chaire, la construction de la spirale Jetty par Robert Smithon, tout un monde de création et de concept qui me laisse toute émerveillée. Et puis je pourrais encore ajouter que pour la première fois j’ai saisi les enjeux et l’impacte des œuvres de Tatiana Trouvé, ce qui jusqu’alors m’avait toujours échappé, et puis aussi que…
Enfin bref, tout ça pour dire que malgré tout j’aime Paris, et qu’un jour ou l’autre j’irais y vivre, que ce soit l’an prochain où dans 3, 4, ou 5ans, voir même plus…



dimanche 22 juin 2008

zéro






Je suis en semi-vacances et ma peau sent bon le soleil et le monoi. Encore une semaine de stress à passer, deux ultimes entretiens, ça passe ou ça casse. Au final, je relativise, qu’importe, je suis prise en 3ème année aux beaux arts dans la même école que mon homme, alors, alors… tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ça me rappellerais presque les soirées du lycée, les campings dans les près et les barbecue à l’arrache. Je suis l’absente présente, pas toujours en accord avec moi-même, je me soigne. Moi je suis là, je regarde, et je vois du beau. Et c’est terrible de se dire qu’un arbre et une lanterne c’est trop beau. Nan, voilà, apprivoisés ou non, et malgré les embrouilles, elles étaient cool ces deux années avec mes CVs. La vie continue.
Deux mois devant moi.

[ x ]



mardi 3 juin 2008

14







Yipii l'orage. Filmé avec mon APN pourri. ( Admirez ce velux avec vue imprenable sur le cimetière! )

Mais, week-end détente sous la pluie.



Et puis, je suis une grosse enclume.



Sinon Laura Veirs c'est cool. Deezer est mon amis. Je fais plein de chouettes découvertes musicales en ce moment. Et puis ça c'est joli. Quand mes exam's seront finis je vais donner un grand coup de balais ici. Et encore plein de news mais on s'en fou, en fait, aujourd'hui, de ma vie.

jeudi 29 mai 2008

19




Y'en a un que ça ferait sourire.





C’est le bordel. Par terre, partout, entassé, dispersé, éparpillé, mélangé… et moi, au milieu de mes feuilles volantes je gribouille, bidouille, flashouille, réfléchouille… Pas de nouvelle, bonne nouvelle ? Les journées sont longues, monotones et fatigantes. 19 jours.
Mais le soleil est là, de toute sa chaleur écrasante. Le chant des oiseaux me berce par la fenêtre et un doux courant d’air qui circule dan l’appartement me caresse la plante des pieds. Et rien que pour ça on en oublierait tout le labeur des logiciels et autres planches de recherche.
Mon homme me manque. Pas de temps pour nous en ce moment. Mais 19 jours seulement, où encore.
L’orientation se précise, Epinal me dit oui. Lyon non, sans réelle surprise. Le reste euhh, en réalité c’est bien secondaire. Et puis il y a Paris, Olivier de Serres, et mes belles illusions. Un rêve inaccessible et une chute pourtant attendue qui risque d’être difficile.









Jeudi 29 mai 2008, 19h40, il pleut, et ça me plait.

Et pour terminer :



mardi 6 mai 2008

I'm a bird







L’exam approche, et pourtant je trouve toujours le temps de gribouiller, bidouiller, bloguer. Quelque part ça fait du bien, un relent d’inspiration qui vous donne des ailes, au bon où au mauvais moment, va savoir.
Je suis retourné lire mon blabla perdu, étalé sur un coin de toile un peu trop oublié. Peut être y en a-t-ils qui s’en souviennent. Je serais très curieuse d’ailleurs, de savoir qui, depuis tout ce temps. Bientôt 5ans, non-stop. Aux beaux arts on m’a demandé avec un air suspicieux « ça existe depuis aussi longtemps que ça les blogs ? ».
Ce qui m’a frappé c’est que j’écrivais beaucoup et bien plus librement, j’hésitait pas à balancer, j’avais une vision des choses beaucoup plus acide et caricaturale, peut être plus honnête aussi envers moi-même. Pas de censure, de la censure pour qui ? Pour quoi ? Pour personne. Avant je parlais des gens, et j’aimais bien m’attarder sur toutes ces choses si stupides, si humaines, c’était super rigolo. J’étais plus jeune, plus bête.
J’me dis que cette année y’aurais sacrément à balancer, un bon paquet de glandus qui ont compris que le graphisme c’était le bon coup des fainéant qui savent manier le crayon, et encore. Et puis à quoi bon ? Des caricatures parmi des caricatures.
Aujourd’hui en anglais, un cours stupide, avec une question stupide, et des réponses stupides. Et si vous étiez un animal, quel animal seriez vous ? Eh bah moi je serais un oiseau, c’est culcul un oiseau, mais c’est libre, ça voyage et ça admire de beaux paysages, je n’en demande pas plus pour être heureuse. Et les chevaux, on a pas parlé des chevaux ? Je rectifie, les chevaux c’est culcul, c’est nul et c’est moche, pas les oiseaux.
Et puis merde, j’ai encore fait un truc qui ressemble à Björk…



jeudi 1 mai 2008

Mirobolants plans sur comète Cédille









Un je, inévitablement bien éloigné d’un tu. Mais je suis prête, à partir.

Texte très beaucoup illisible.

Mon esprit reste désespérément insondable, fermé à toute introspection. J’ai compris des trucs. J’ai compris ce qu’ils voulaient dire. Rien n’est gratuit, mais pas facile de dire, « oui, voilà, moi j’ai une démarche d’artiste », parce que je n’ai pas une démarche d’artiste. J’aime, mais pourquoi j’aime ? Je sais pas moi, peut être parce que ça me plait? C’est valable ça comme réponse ? Non mais c’est vrai quoi. J’aime parce que j’aime, je fais parce que j’ai envie de faire. Mais, voilà, j’ai réfléchi, et j’ai trouvé, je crois que ma démarche, ou pseudo démarche, puisqu’il faut en avoir une, même si j’ai pas la prétention d’en avoir une, mais que pour entrer aux beaux arts en tout cas il faut avoir la prétention d’en avoir une, alors du coup moi aussi j’en ai une.
Bonjour, je suis Cédille, je suis nombriliste, je fais partie de cette nouvelle génération d’artistes qui s’intéressent à l’intime, qui construisent leur œuvre autour du « soi », des sentiments du soi, des relations du soi avec le monde extérieur. D’une manière générale l’identité me fascine, son rapport au corps, le corps en tant qu’entité séparée de la pensée. Je m’intéresse à l’intime, aux failles, aux faiblesses humaines. Je suis dans la nostalgie, fascinée par la vie, le quotidien, le beau au quotidien. Je suis dans la sensibilité, la douceur et la poésie. Je crois.
Bonjour, je suis Cédille, j’suis pas une artiste, mais on me demande d’en être une, et c’est terriblement dur. C’est terriblement dur d’avoir à se défendre, d’avoir à défendre sa production. C’est terriblement dur de se vendre. C’est terriblement dur de leur faire comprendre qu’en BTS, on a pas le temps pour produire beaucoup, pour soi. Mais j’ai compris. J’aurais aimé passer l’entretien de Lyon le second jour, parce que le second jour, j’avais compris. Peut être aussi, parce que je me dis que j’ai envie de partir loin, toute seule, alors qu’au fond de moi je suis morte de trouille à l’idée de me retrouver seule et perdue dans une ville grande et inconnue. Mais j’me suis ramassée. J’ai fais des plans sur la comète, eh bah voilà, du coup je suis obsédée par les comètes, et puis « comète »c’est un joli mot (et même que c’était le nom d’un de mes hamsters à l’époque). Que voulez vous que je répondre au pourquoi de cela ? Je vais dessiner des comètes, je sais pas trop pourquoi, je sais juste que la comète est dans ma tête pour quelques jours, tout comme elle à remplacé l’arbre enraciné au plafond, qui lui-même à remplacé les dames cerises, qui elles même… Des obsessions quoi. Et puis il avait raison ce mec, pourquoi on a jamais le droit de rien faire de gratuit ? Parce que peut être que les artistes d’aujourd’hui, les grands là vous savez, ils savent toujours pourquoi ils ont fait telle ou telle croûte d’art contemporain ( que j’adule en réalité ) ? Moi j’dis les explications t’façon ça se trouve après. Justifier pour justifier quoi. Et puis pourquoi je m’énerve d’ailleurs ? J’serais jamais Artiste, j’veux juste être Graphiste. L’an prochain, mais quelle galère, et la pour couronner le tout, j’me dis et si j’étais prise à Olivier de Serres. Des plans sur ma comète quoi. Ma jolie comète [a]dorée.

Tu rêves ma vieille.





samedi 26 avril 2008

Paroxysme





Et de voir encore le monde à l’envers.
Le feuillage plongé dans une mer si sombre, si noire, les racines élevées vers un ciel engazonné.

Rien à ajouter.

Demain je descend à Lyon, lundi j’y passe un entretien aux beaux arts.
Lundi soir je remonte à Epinal, mardi j’y passe un entretien aux beaux arts.
Mardi soir je retourne à Strasbourg, mercredi j’y passe un oral de projet pro.

Youpi youpi.




J'ai peur.



Plein d'autres nouvelles images ici.

dimanche 30 mars 2008

C'est rose









Mario 3 c’est tip top, un peu toute mon enfance et je découvre avec plaisir que je n’ai pas perdu la main. Vous vous rappelez de la flûte cachée dans le niveau 3 du monde 1, en se baissant sur le bloc blanc ? Où encore celle du premier château ? Ou encore ? Windows Vista me dit : Strasbourg, Bas-Rhin, 21° et ça aussi ça fait plaisir. Manque de bol j’ai une montagne de planches de recherches qui m’attendent et qui me gavent littéralement. Très paradoxalement, à mesure que les dates d’examen s’approchent, je rechigne de plus en plus à me mettre au travail, délaissant mes recherches pour des siestes prolongées bien méritées. Trois petites semaines de cours nous séparent désormais des fameuses feuilles à carreaux d’un ancien baccalauréat qui vous semble déjà à des années lumières de cela. Pour tout vous avouer je flippe un peu beaucoup à la folie, pour la première fois de ma vie, je passe un examen que je ne remporterais certainement pas haut la main. Mis à part ça je constate avec amusement les variations colorimétriques de mes périodes photographiques, du vert, au bleu en passant par une transition violet, j’entame le rose, au fil des saisons, et des tendances aussi. Parce que je suis une éponge.
Et puis beaucoup de bruits pour pas grand-chose ces derniers temps. J’ai poussé une gueulante comme ça m’arrive qu’une fois l’an et bordel c’que ça fait du bien. Les gens ont été très surpris je crois. C’est vrai qu’on dirait pas « ça de moi ». Et puis les dits évènements ont soulevés en moi un bataillon de questions aussi inutiles les unes que les autres sur ce qu’est réellement la création. Univers, personnalités, paranoïa, inspiration, copie, culture. C’est bien ce que je disais, je suis, nous sommes, des éponges.














et





samedi 15 mars 2008

Içi












Il y a mes cheveux aux vents dans VLC. J’aime bien, filmer, en fait, un jour. J’apprends Première, c’est comme tout, suffit de chercher, encore faut-il vouloir chercher et ne pas attendre que tout vous tombe tout cuit dans le bec. Là est l’erreur. Cherchez l’erreur. En même temps première c’est pas très dur. J’ai refait mon portfolio. Je ne l’aime déjà plus. Et puis c’est trop long à charger, mais voilà, l’actionscript ça reste dans l’ensemble encore tout à fait obscure pour ma petite tête. Ça se trouve içi : http://goldfishbowl.free.fr/. Içi avec une Cédille, c’est plus joli. J’ai aimé la semaine avant la semaine dernière. Une semaine tout à fait représentative de ce qu’est ma vie aujourd’hui, avec tout un panel de sentiments de la joie à la tristesse, en passant par le doute, la colère, la déception, l’euphorie, le courage, la fierté, et certainement encore bien d’autres. Bientôt disponible içi même en vidéo, tadadaaaaa. Je parcours actuellement l’Est de la France en quatre roues pour trouver un lieu qui veuille bien m’accueillir moi et ma pochette à dessin l’an prochain, enfin moi et mon ordinateur c’est même un peu mieux, parce que voilà le dessin hein, euh voilà, ça restera toujours le dessin. On était à Metz, aux beaux arts de Metz même, et là, grosse déception : C’est donc ça les beaux arts ? Aucuns travaux ? Etudiants absents ? Professeurs méprisants ? ( Oui oui, en BTS communication visuelle on sait scanner et détourer, mais vous voyez, eux, ils attendent du concept, oui oui, du concept, qu’ils fassent un tour par chez nous tien, ils seraient surpris. ). Bref, JPO Corbu, le DSAA ( mais que de noms barbares dites moi ), remonte dans mon estime, à envisager hypothétiquement au cas où peut être que, et puis enfait c’est quand même bien. Puis, pour continuer ma découverte de la région EST, on a traversé les Vosges pour se rendre à Epinal, et les beaux arts d’Epinal, surprise, très bonne impression : de bons boulots de graphisme et d’illustration, une ambiance sympathique, avec une gentille guide. Il m’en faut pas plus. Voilà, prochaine étape du circuit touristique, Nancy.





De moins en moins de blabla.





De plus en plus d'images.

dimanche 2 mars 2008

Aucune idée







Je me demande si je ne l'avais pas déjà mise, mais...


Sufjan Stevens - Chicago





Je n’aime plus beaucoup me retrouver à cette page blanche je crois.

On n’y pense plus vraiment. Rien qu’une vidéo enfouie dans l’espace temps, dans l’espace plein, de mon disque dur interne, externe, planqué au fin fond de ma tête, perdu je crois. Ce tiroir là, est un tiroir qu’on ne veut plus ouvrir. Quel étrange malaise que de ne pas savoir quel sentiment ressentir à la vu de ces images. Ce n’est ni de la tristesse ni de la nostalgie, assurément, ce n’est pas du bonheur non plus. Juste un malaise étrange, celui de se retrouver face à ce qui était il y a seulement un an et demi de cela, de se rendre compte peut être aussi, que tout est si différent, maintenant.

Et pour autant, je ne changerais rien, absolument rien. J’avance. J’ai trouvé mon double et mon contraire. Celui qui.

Fait boum.

Dans mon cœur.
J’ai d’ailleurs décidé de retenter l’expérience. Cette semaine sera sous le signe de la vidéo au quotidien, le quotidien d’une Cédille, 1an et demi plus tard. Une Cédille en 2008, avec un homme, une montagne de boulot, des dossiers d’inscriptions à remplir, des journées portes ouvertes, de la marche à pied, des planches, un projet pro, puis aussi de la mal-bouffe, des soirées, de l’ordi, de la télé et des ours en peluche.
L’expérience débute aujourd’hui. Tadadaaa.







Bon voilà, à par ça, le paragraphe qu’on s’en fou mais que je vous raconte quand même : je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, je sature, et sans copié-collé, ça défoule. J’aime toujours et encore pas qu’on copie mes idées, et je le re-signal à bon entendeur. J’en peux plus de l’esprit scolaire, bordel c’que ça m’exaspère. Je rêve d’une journée entière sous la couette, à rien faire, un rêve inaccessible. Je suis une fille paresseuse, travailler c’est fatiguant, surtout quand on ne fait plus que ça. Sinon vous avez le droit de m’offrir une médaille j’ai fait le premier exposé de ma vie ( et accessoirement aussi le plus long : 2heures accompagnée de mes deux acolytes ) sans me vautrer comme une quiche, sans trembler comme une feuille, sans balbutier, sans me défiler, et presque sans parler trop vite. Miracle. J’sais pas si vous vous rendez compte le bien qu’ça m’fait au moral, là j’ai ajouté quelques points au niveau peu élevé de mon baromètre de confiance en moi. Je progresse. A part ça je veux aller au musée Guggenheim de Bilbao, rien qu’architecturalement parlant, j’en suis toute émerveillée. Mais Bilbao c’est loin. On pense à Berlin peut être pour les vacances de cet été. Je veux visiter toutes les grandes villes et tous les grands musées ( d’art moderne et contemporain seulement ) d’Europe. Avant de m’attaquer au monde, restons raisonnables. Bref. Si vous avez des bons plans à me conseiller n’hésitez pas. Samedi c’est nos portes ouvertes que c’est nous qui exposons. Mercredi c’est portes ouvertes que c’est aux beaux arts de Metz qu’on va. Ouais ouais. Je suis en manque de ciné, en manque de photos, en manque d’expo, en manque de shopping et en manque de mezzo di pasta sur les quais. Et je risque bien de vous saouler avec tout ça jusqu’en juin.







dimanche 3 février 2008

Wrong line









Quand je regarde derrière moi, je trouve que j'ai changé, et à la fois pas tant que ça.


Plaid - Lilith


Il pleut à ne plus s’arrêter. Ma fenêtre, les rideaux grands ouverts, dehors, le ballet des phares des voitures dans l’obscurité pluvieuse. J’entend le bruit des pneus qui roulent dans les flaques d’eau, les gouttes qui ruissèlent contre le toit, contre la vitre. Dans ma fenêtre il y a, le reflet de mon petit chez moi, du sol au plafond, j’aime ma grande fenêtre. Les guirlandes se superposent à l’obscurité de la rue, moi, assise juste en face, l’ordinateur sur mes genoux, on ne me voit pas. On ne me voit pas. Jamais.
L’air manque ici, ce n’est plus très drôle ici, alors j’ai envie de partir d’ici, mais j’ai peur d’être seule loin d’ici, j’ai peur de ne pas arriver à gérer mes peurs une fois que je serais loin et seule, d’ici.
Les gens sont rigolos. J’ai souvent l’impression qu’on me prend pour une idiote, une idiote que je ne suis pas, tout ça parce que je n’ai malheureusement pas la grande gueule de certains. Nous avons tous des égos surdimensionnés, parfois ça donne des clashs, c’est p’tet ça aussi quelque part, être artiste. J’analyse les gens, et en deux ans, j’ai eu le temps nécessaire pour leur tirer le portrait depuis mon coin de salle. Ça y’est, on se connaît tous par cœur, les manies, les passions, les colères, mais le plus rigolo, ce sont encore nos contradictions. J’aime les contradictions humaines, j’aime les gens qui critiquent, mais qui sans s’en rendre compte sont ou seront un jour ce qu’ils ont critiqué. J’aurais tout un tas de jolis exemples à vous donner, mais qu’importe en réalité, puisque que nous sommes tous contradiction.
On travail plus sur l’intime ces derniers temps, et moi, ça me plait beaucoup, parce qu’au rayon égocentrisme je suis certainement la reine des reines. J’assume tout à fait. Niveau ex-voto, toutes mes vieilles blessures à exorciser : déménagement, fil de vie coupé en deux, premières crises et solitude. Quelles sont vos fêlures les gens ? J’aime les failles humaines, les faiblesses humaines, celles qui font que nous sommes ce que nous sommes. Être quelqu’un sans histoire doit être triste. J’ai toujours été attirée par les gens, les hommes à histoires plus particulièrement, de ceux qui ont une belle carapace, de ceux qui ne veulent rien laisser transparaître mais dont vous avez l’intime conviction qu’il y a quelque chose, juste là sous votre nez. Moi, ça me plait, cette sensibilité masculine dissimulée, parce qu’un homme ça n’a pas le droit de pleurer. Et quand je me retrouve face à lui je n’en peux plus encore de me plonger dans ses yeux, qui me parlent de blessures autant que de l’amour qu’il me porte.



dimanche 27 janvier 2008

Les papillons noirs









On s’arrête à la boulangerie, acheter une baguette de pain, se faire un festin de tartines de nutella, et puis sans m’en rendre compte je m’endors dans ses bras. Un jour, un an, et déjà bien plus maintenant. Rien n’a vraiment changé, on cultive juste la simplicité, celle de s’aimer. En déplaise aux mauvaises langues, je crois que les paris sont perdus.
Mais il ne faut pas s’arrêter aux médisances, il y a aussi des gens vraiment bien sur cette planète, des gens qui vous envoient des paquets surprises dans votre boite aux lettres, enveloppées précieusement dans du papier journal japonais, de jolies surprises acidulées, comme seul là-bas on sait les fabriquer. Et face à cela on se sent infiniment gêné, persuadé de ne pas mériter une telle attention de la part de quelqu’un qu’on connaît pourtant si peu. C’est si gentil.





Je ne saurais encore et encore vous décrire la mélancolie. Le problème auquel je me retrouve confronté c’est que je vous ai déjà tout dit. Un mal qui fait drôlement de bien.
J’ai fait beaucoup de recherches sur des artistes ces derniers temps, pour élargir mes connaissances, par curiosité et intérêt surtout. Je pourrais voyager des heures d’univers en univers. Parfois vous vous arrêtez, frappé de plein fouet par la beauté et l’émotion d’une œuvre. Souvent incapable d’expliquer pourquoi, juste que ça vous parle, que ça me parle.
Nous sommes à peine fin janvier que j’ai déjà l’impression d’être à la fin de l’année. Les premiers oraux, les premiers BTS blanc, les échéances qui se rapprochent sur le calendrier, et les dossiers à confectionner pour « la suite », mais quelle suite ? Un parcours scolaire sans faute, et maintenant que faire ? Affaire à suivre.

* Animation Thema Arte ( attention ça peut prendre du temps à charger, c'est pas optimisé pour le web ) *


* des news *



mardi 15 janvier 2008

Mind the gap





Londres, un mois après, qu’en reste t’il ? Un souvenir certainement moins impérissable que Venise. Sur une page de mon zap book, j’ai eu le temps de griffonner quelques phrases, impressions premières, sans sujet, verbes, ni articulation logique.



( Si vous avez pas envie de vous farcir 84 photos pas toujours de bonne qualité, j'ai fait une sélection ici )

J'ai écris :
« Jour 1. Architecture londonienne frappante. Vieux immeubles de briques rouges côtoient sans complexes buildings hyper modernes, tout verre vêtus. Magnifique tour Norman Forster qui en réalité n’est pas magnifique en grand-chose. Ventre toujours retourné. Beaucoup de fatigue dans l’avion. Ne jamais s’engouffrer dans l’escalier en colimaçon de la station Russel Square, surtout lorsque vous trainez avec vous une valise de 9 kilos 7. Nota benne, second : Ne pas emmener de boites de cookies Hello fermées, elles semblent suspectes pour les douaniers ( un cookie, kécéksa ? et va y que j’te secoue la boite dans tous les sens ). Par contre les cutters, ça passe la douane sans aucun soucis. Le British Museum c’est beau mais c’est naze, même la pierre de Rosette vous parait insignifiante quand vous avez déjà une journée de marche dans les pattes. J’enrage d’être passée à côté de beaucoup d’œuvres au Tate Moderne. Malade. Malade. Malade. Laissez-moi dormir sur les canapés...
Jour 3. Un Starbucks par jour. Je milite pour l’importation de Starbucks à Strasbourg. Picadilly Circus et environ c’est très cool. Y’a des trucs qui brillent partout. Ambiance pub et fête forraine sous les néons de la ville. Jour 3, il fait très froid. Grande roue. Puces à Camden Town. Bric à brac techno, goth, babacool et compagnie, melting-pot. Pèlerinage à la gare King’s Cross s’il vous plait ( enfin la station de métro mais c’est pareil ). Et puis Nothing Hill et ses maisons que d’habitude on voit que dans les films. »

Et comme c’est déjà bien loin, et même s’il en manque des choses, je n’aurais rien à ajouter à cela ; )









mardi 8 janvier 2008

En plein dans le mille





Festivités sous cachets.
Le temps pesant. Le temps perdu, perdu à dormir, à pleurer, à se tracasser, à végéter, toute la journée. Mardi, jeudi ou mercredi. Il n’y a plus de logique dans le tracas. Et je suis bien incapable de vous expliquer pourquoi.
Maisc’estpasgraveparcequejevaismieux.
Et puis du coup vous savez, j’ai pas grand chose à vous raconter. A part vous parler de mon point de repère, qui fait tourner mon monde un soupçon moins à l’envers. Comme hier soir, emmitouflés, la pluie battant sur les volets. Et si j’arrive pas à dormir ? Alors écoute le bruit du vent dans les arbres dehors. Nous voilà sous une tente, imaginant au travers de la toile une jolie nuit étoilée et pour berceuse hivernale le récital des grillons.
C’est tellement cliché. Mais je ne sais donner autrement que dans le poétique.

Et deux mille huit?

Un grand point d'interrogation, dit-elle.


Bon sinon, je suis une fille pourrie gâtée et fin de festivités oblige, je fais l'inventaire annuel :

- petits cadeaux persos -

- joujoux échoués sous le sapin -

- petits plaisirs en provenance de Londres siouplait -

Très Emily tout ça, n'est ce pas? ( Et cerise sur le gâteau, bientôt la ruine totale : un bel ordinateur portable qui met pas 10 minutes à ouvrir un programme! )



Penser à ne PLUS oublier.

Et une bonne année à tous ; )

lundi 24 décembre 2007

De glace







Cette année, pas d’autoportrait/reflet dans une boule de noël, innovons, maintenant que je suis réconciliée avec mon ami le crayon. Cette année, pas de joli blabla non plus, à force de me répéter j’ai de quoi en lasser plus d’un : oui noël c’est nul, oui je suis nostalgique, oui il n’y a plus de magie… et après ? Et après rien, c’est juste noël, noël et son lot de lumières, de faux sourires et de dépenses, mais qu’importe, j’aime toujours noël, rien que pour le plaisir de rester emmitouflée toute la journée sous mes couvertures en matant des âneries à la télé, pendant que dehors, le grand hiver s’oblige à recouvrir de glace le moindre centimètre carré de paysage.

J’ai pas vraiment vu l’hiver arriver, je me suis laissée surprendre, le temps d’un séjour outre manche, Londres, la tentaculaire. Je vous en ferais le récit, bientôt.
En attendant, je m’en vais me gaver de chocolats, en vous souhaitant comme la coutume le veut, de joyeuses fêtes.



Au passage, j'ai fait un Flickr où je poste mes images souvent bien avant ici ( pour ceux que ça intéresse. ).