Je parle. En petit comité je parle. Quand j’ai confiance, je parle. Quand j’ai des connaissances, je parle. Peut être même que parfois j’en fait trop. Que suis un peu lourde à vouloir trop exposer mon point de vue. J’en ai même parfois l’impression de décider. « Toi ? Tu ne sais pas décider ? On dirait pas ! ». Et pourtant quand il s’agit de prendre la parole devant toute la classe, enfin, rectifions, qu’une élève m’invite à prendre la parole devant toute la classe : « Cédille à quelque chose à dire » et que je hurle dans ma tête que « non, je n’ai rien à dire », voilà que je me met à balbutier des phrases incohérentes voir incompréhensibles. Entre lapsus et mauvaises prononciations, je ne trouve pas mes mots. Faites moi disparaître.
Je ne fais pas partie des leader, je n’en ai jamais fait partie, j’ai toujours était une suiveuse. Quand on me dit que je sais décider, ça me fait presque peur. Peur parce que j’estime que ce n’est pas ma place, que j’ai tout de suite l’impression d’être exaspérante voir que je me glisse tout d’un coup sous des allures de dictateur alors que ce n’est certainement pas le cas. C’est un cercle vicieux. Le changement me fait peur. Le changement me fait peur.



Musicalement parlant, je fonctionne à l’artiste par période. Je peux me bourrer le crâne des mêmes chansons pendant des jours et des jours, voir des semaines et des semaines, quand aux mois, c’est déjà plus exceptionnel. Mais Yann Tiersen est exceptionnel me direz vous. L’artiste du moment c’est Björk. Björk sera donc la bande son de mon décembre 2005, je peux me repérer dans le passé en fonction de ce que j’ai écouté. Les images ressortent avec la musique, la musique ressort avec les images. Un peu comme dans un film en quelque sorte. Il me faut un déclic. Le déclic, c’est le chéri, qui m’a fait découvrir ses clips, merveilles de bizarrerie et de poésie ( au passage, réalisés par Michel Gondry, le monsieur qui a fait Eternal Sunshine of the spotless mind ). Ça faisait longtemps que j’avais certaines de ses chansons sur Lord Inateur, mais là, je dois dire qu’en images, ça prenait une dimension tout autre. Captivée.