dimanche 29 janvier 2006

Il est trop tard


Vous pensez que c’est ça être heureux ?
L’océan ne m’atteint plus que les chevilles. Je ne suis pas triste, peut être pas non plus heureuse. Je ne serais jamais durablement heureuse. J’ai besoin de cette pointe de mélancolie pour subsister. Je suis en paix avec moi même. J’entend par là que je me fou la paix plus qu’à l’ordinaire. Fini de me torturer l’esprit. Je vis. Insouciante. Vous pensez que c’est ça vivre ? Je m’accepte. Je me laisse porter. J’essaie de ne plus me soucier de ce qu’ils peuvent bien penser. Je flotte sur mon petit nuage. C’est beau d’être amoureuse et passionnée.
Serais-je entrain de perdre une part de ma pudeur ? Pudeur physique ? La pudeur morale est toujours là. Le corps m’obsède de plus en plus dans les photos. C’est beau un corps. J’accepte mon corps. Je ne me contente plus des traits de mon visage. Dévoiler ? Certains ne comprendrons pas que je puisse complexer. Toujours est-il que la double thérapie « autoportraits photographiques et chéri aimant » a fait son effet et à 18ans passés il était temps.
Tout ne peut être montré. Ici.

Rien de bien croustillant à vous raconter. La vie suis son cours. Je me noie toujours sous le boulot et je m’émerveille toujours de mon quotidien citadin. J’aime la ville. La ville est belle dans sa laideur. Il en va de même pour les gens. J’aime les gens. J’aime les inconnus. L’an prochain j’aurais mon appartement sur Strasbourg avec lui. Je crois que je les ai convaincus.
Encore faut-il que je sois encore sur Strasbourg, car vient s’ajouter à cela, la question de l’orientation. Et d’ailleurs, si jamais quelques graphistes ayant déjà fait du chemin pouvaient m’indiquer leur schéma d’études où me donner quelques conseils, ce serait la bienvenu !
Au passage, petites explications au sujet de la question de mon post précédent. En réalité vos réponses vont me servir pour mon projet personnel, dont l’introduction portera sur l’identité. Je vais essayer de faire une composition avec les « meilleures réponses » bien qu’il n’y ai pas de meilleures réponses que d’autres, c’est vrai.



- paf ! -

Il s’en est allé dans la nuit. Rejoindre les étoiles? Je voulais vous tenir au courant.

jeudi 26 janvier 2006

Période glaciaire



Si je vous demandais " qui êtes vous ? " sachant que je ne veux connaître ni vôtre prénom, ni vôtre âge, ni vôtre localisation, que me répondriez vous ?

dimanche 22 janvier 2006

Sablier, je te hais.


Le temps me ronge.


Excusez moi, je n’ai vraiment plus le temps de venir ici en ce moment.

A z’yeuter : j’ai mis la galerie du post précédent à jour !
A venir, 3 séries photos : " Paysage de givre ", " Le Chapelier fou " et " Marques de peintures sur corps ".

dimanche 8 janvier 2006

Pensées mécaniques


Tram, tram, tram, tram. Bordel, le tram c’est une obsession chez moi. Un monde à part, sorte de bocal, d’aquarium, voir même de boite à sardine. Oui, parce que nous sommes bien des sardines sérées les unes contre les autres. Il faut dire que j’ai l’occasion de passer 1h à 1h30 de ma journée en moyenne dans le tram. Alors vous vous en doutez, j’ai eu le temps de tout étudier dans les moindres détails.
- N’empêche dans le tram, je me sens chez moi.
- C’est une psychose chez toi le tram !
On rigole bien dans le tram le soir. Esprits échauffés par la journée. Et puis il faut dire que je suis une grosse quiche, alors mon air benêt doit parfois faire marrer. Je n’en suis pas pour le moins idiote. C’est à savoir.


La première partie de l’année vient de s’achever, elle était avant tout destinée aux apprentissages de base. Beaucoup de nouveaux projets se sont mis en place en l’espace de 2 jours, avant tout, 3 nouveaux sujets d’expression plastique : le 1er, une représentation de fleur sur le thème de « tendre force de la nature » sur un format japonais, le kakémono ( vous savez, ces sortes de grandes banderoles à suspendre et à lester au bas.) . Le 2ème, une réalisation de Flip Book, ces petits livres d’images qu’on tourne si vite qu’une animation se crée. Il va donc falloir réaliser entre 50 et 70 dessins de corps humains avec quelques éléments, pour créer un mini « dessin animé ». 3ème projet, tenir un carnet de bord sur le thème des petits rien du quotidien à Strasbourg pendant quelques semaines, puis bosser sur un projet d’illustration de ces petites anecdotes. En voilà du boulot !


Il est de ces moments magiques que j’aimerais figer à l’éternité. De ces moments magique ou je regrette de ne pas avoir eu d’appareil photo sur moi, tout en sachant que je n’aurais pu l’utiliser sous peine de tout gâcher.
J’adore cette gamine. Petite blonde aux yeux bleus malicieux. Les enfants doivent croire que nous autres, les adultes, n’en savons pas beaucoup plus qu’eux en ce qui concerne la vie. Elle se voit toujours obligée de m’expliquer comment fonctionne tel ou tel chose. Démonstration du soir : sa baguette magique lumineuse produit une faible lumière bleutée dans l’obscurité. Elle est allée éteindre la lumière, sur fond sonore de berceuses des plus calmes et mélodieuses ( j’ai échappé aux comptines en allemand cette fois ci ! ) puis est revenue toute fière vers le lit où j’étais assise, sa baguette bleue devant elle. Elle a approché la baguette de mon visage et m’a dit « On dirait une princesse ! ». Nous nous sommes mise à rire toute les 2. Elle du haut de ses 4ans, moi du haut de mes 18ans, c’était étrange, magique. Magnifique spectacle que de la voir rire ainsi dans l’obscurité, son visage illuminé par la baguette, créant des ombres inattendues sur sont visage. J’aurais voulut figer cet instant, ces émotions, cette luminosité, cette musique. C’était un tout. C’était comme dans un film. Elle s’est mis à danser, toujours agitant sa baguette magique, créant des traînées bleues dans les airs. Elle était heureuse et j’étais heureuse. Peut être que dans le fond, pendant ces quelques instants, j’étais moi aussi devenue cette petite fille qui dansait, sa baguette lumineuse en main. J’en ai été d’autant plus touchée.



- Bang ! -


J’écoute Enya, j’aime les choses calmes et reposantes ces derniers temps. Je vais voir Louise Attaque, Yann Tiersen et Emilie Simon en avril. Tout d’un seul coup ! Aux artefacts, pour les gens du coin. Contente.
J’ai vu 20 films tout pile au cinéma en 2005, le chéri voulait que j’établisse un top 10 mais en réalité je pense que ce ne serais pas très représentatif étant donné que chaque film est différent. Mais tout de même, si je devais élire le film de 2005 selon mes critères, ce serait Garden State. Notons aussi qu’à raison d’environ 6euros par séance ( heureusement que je suis étudiante ! ), j’arrive à 120euros l’année, soit près de 800francs de cinéma. Et après l’industrie du cinéma se plein de la baisse de fréquentation des salles obscures.
La culture c’est trop cher.

lundi 2 janvier 2006

Cédille in wonderland.



Nous venons de quitter 2005 pour 2006, une nouvelle année, et la coutume veut que l’ont se présente nos meilleurs vœux en cette occasion. Alors c’est en petite fille docile que je suis, que je m’exécute. Je vous souhaite donc à vous autres, ceux que je connais, comme ceux que je ne connais pas, une bonne année 2006. Je trouve ça bien abstrait, voir même grotesque, mais après tout, c’est une occasion comme une autre d’exprimer ses bons sentiments. Et des bons sentiments à vôtre égard, j’en ai ! Il est vrai qu’à lire les gentillesses que vous me laissez en commentaires, il aurait été difficile d’en penser le contraire. Je suis heureuse et j’ai confiance. Merci.

Cadeau pour cette nouvelle année, surfant sur la vague petite filles glauques à l’instar d’Emily the Strange ou de Ruby Gloom, voici Genevieve, Emmeline et leurs petites copines, dans des animations flash des plus réussies. Non anglophones s’abstenir ! Par ici, et puis par là aussi !


J’ai passé mes derniers instants de 2005 et mes premiers instants de 2006 en leur compagnie, avec bonheur. C’était une soirée agréable, sans encombres, avec sourires et fou-rires mais aussi avec mes moments de solitudes. Moments de solitudes qui constituent aussi un réel bonheur.
– Qu’est ce que tu fais toute seule ?
– J’Observe
– Ah… bah observe bien !
Je trouve ça réellement intéressant de les observer. Untel dans les bras de untel, machin qui fume à la fenêtre avec bidule, un petit groupe qui rigole, chose qui nettoie, truc qui rêvasse, …
Comme si nous avions des rôles bien définis. Mon rôle à moi c’est d’observer, d’être leur yeux, celle qui va figer la soirées et qui devra envoyer une dizaine de mails de photos après chaque soirée ( dans les plus bref délais, sinon ça râle ). On est sorti un peu avant minuit, sous une bruine désagréable, fusées et pétards à la main. Et ça y’est, 2006 nous est tombé dessus, le clocher de l’église sonnant les douze coups dans la nuit. Alors bisous, meilleurs vœux et tout le tralala. J’ai photographié les fusées dans l’atmosphère enfumée. Tout est flou. J’aime beaucoup.


Les fêtes ont été généreuses et j’en ai profité pour me goinfrer de toute part et force est de constater que bûches, chocolats, p’tit dej nutella et autres friandises à toute heure de la journée ont des effets guère positifs sur ma brioche. Mais je me rassure en me disant que je vais à nouveau devoir me contenter de la bouffe de la cantine pendant un mois, ce qui équivaux à bien peu à mettre dans l’estomac.
Demain le réveil sonne à 6h. Dur. 1h30 de trajet. Dur. Je vais devoir faire avec. En espérant que le tram ne tombe pas en panne dès le premier jour. Car oui, le tram me cause bien des malheurs et j’ai déjà du me farcir la ligne à pied plus d’une fois. Un jour je vous raconterais mes exploits et mes petons leur souffrance. Souriez, vous êtes filmés !