Tram, tram, tram, tram. Bordel, le tram c’est une obsession chez moi. Un monde à part, sorte de bocal, d’aquarium, voir même de boite à sardine. Oui, parce que nous sommes bien des sardines sérées les unes contre les autres. Il faut dire que j’ai l’occasion de passer 1h à 1h30 de ma journée en moyenne dans le tram. Alors vous vous en doutez, j’ai eu le temps de tout étudier dans les moindres détails.
- N’empêche dans le tram, je me sens chez moi.
- C’est une psychose chez toi le tram !
On rigole bien dans le tram le soir. Esprits échauffés par la journée. Et puis il faut dire que je suis une grosse quiche, alors mon air benêt doit parfois faire marrer. Je n’en suis pas pour le moins idiote. C’est à savoir.


La première partie de l’année vient de s’achever, elle était avant tout destinée aux apprentissages de base. Beaucoup de nouveaux projets se sont mis en place en l’espace de 2 jours, avant tout, 3 nouveaux sujets d’expression plastique : le 1er, une représentation de fleur sur le thème de « tendre force de la nature » sur un format japonais, le kakémono ( vous savez, ces sortes de grandes banderoles à suspendre et à lester au bas.) . Le 2ème, une réalisation de Flip Book, ces petits livres d’images qu’on tourne si vite qu’une animation se crée. Il va donc falloir réaliser entre 50 et 70 dessins de corps humains avec quelques éléments, pour créer un mini « dessin animé ». 3ème projet, tenir un carnet de bord sur le thème des petits rien du quotidien à Strasbourg pendant quelques semaines, puis bosser sur un projet d’illustration de ces petites anecdotes. En voilà du boulot !


Il est de ces moments magiques que j’aimerais figer à l’éternité. De ces moments magique ou je regrette de ne pas avoir eu d’appareil photo sur moi, tout en sachant que je n’aurais pu l’utiliser sous peine de tout gâcher.
J’adore cette gamine. Petite blonde aux yeux bleus malicieux. Les enfants doivent croire que nous autres, les adultes, n’en savons pas beaucoup plus qu’eux en ce qui concerne la vie. Elle se voit toujours obligée de m’expliquer comment fonctionne tel ou tel chose. Démonstration du soir : sa baguette magique lumineuse produit une faible lumière bleutée dans l’obscurité. Elle est allée éteindre la lumière, sur fond sonore de berceuses des plus calmes et mélodieuses ( j’ai échappé aux comptines en allemand cette fois ci ! ) puis est revenue toute fière vers le lit où j’étais assise, sa baguette bleue devant elle. Elle a approché la baguette de mon visage et m’a dit « On dirait une princesse ! ». Nous nous sommes mise à rire toute les 2. Elle du haut de ses 4ans, moi du haut de mes 18ans, c’était étrange, magique. Magnifique spectacle que de la voir rire ainsi dans l’obscurité, son visage illuminé par la baguette, créant des ombres inattendues sur sont visage. J’aurais voulut figer cet instant, ces émotions, cette luminosité, cette musique. C’était un tout. C’était comme dans un film. Elle s’est mis à danser, toujours agitant sa baguette magique, créant des traînées bleues dans les airs. Elle était heureuse et j’étais heureuse. Peut être que dans le fond, pendant ces quelques instants, j’étais moi aussi devenue cette petite fille qui dansait, sa baguette lumineuse en main. J’en ai été d’autant plus touchée.



- Bang ! -


J’écoute Enya, j’aime les choses calmes et reposantes ces derniers temps. Je vais voir Louise Attaque, Yann Tiersen et Emilie Simon en avril. Tout d’un seul coup ! Aux artefacts, pour les gens du coin. Contente.
J’ai vu 20 films tout pile au cinéma en 2005, le chéri voulait que j’établisse un top 10 mais en réalité je pense que ce ne serais pas très représentatif étant donné que chaque film est différent. Mais tout de même, si je devais élire le film de 2005 selon mes critères, ce serait Garden State. Notons aussi qu’à raison d’environ 6euros par séance ( heureusement que je suis étudiante ! ), j’arrive à 120euros l’année, soit près de 800francs de cinéma. Et après l’industrie du cinéma se plein de la baisse de fréquentation des salles obscures.
La culture c’est trop cher.