mardi 28 mars 2006

Ice girl





- Tac ! -


Vendredi 17 mars Demain, la Manaa s’expose. Une journée entière fut nécessaire pour remplir la plus grande et la plus haute des salles du bâtiment. Tout le monde met la main à la tâche, le défi est de taille. Le lendemain, samedi 18 mars, nous furent envahis par une horde de jeunes et de parents venant se renseigner sur la formation. C’était assez étrange de se dire qu’aujourd’hui c’est nous. Aujourd’hui c’est nous qui renseignons, aujourd’hui c ‘est nous qui faisons envie, aujourd’hui c’est nous qui sommes admirés? L’an dernier j’étais à leur place. Je ne pensais pas arriver jusqu’ici.
Pendant 2 jours je n’ai donc pas cessé de courir de droite à gauche, entre préparation, renseignements, stand de nourriture, photographiant par-ci, par-là l’état des lieux. Rien de bien artistique, une luminosité beaucoup trop forte sur la plupart des photos. Un peu déçue.

Si il y a bien un truc que j’aime, c’est les journaux gratuits et les prospectus. J’en avais déjà parlé je crois. Je ne peux m’empêcher d’en piquer un peu partout, si bien que chaque jour j’en ramène quelques uns au fond de ma pochette, qui finirons par s’entasser en pile sous mon lit. En début d’année, j’avais pour idée de tapisser une pièce avec des couvertures de 20minutes, mais n’ayant pas trouvé une personne assez suicidaire pour me laisser refaire la déco de son appart’, je me suis rabattu sur quelque chose de plus abordable une jupe et un bustier en 20minutes, et puis peut être même que je vais recouvrir ma table de chevet en papier journal aussi. Petit aperçu de mon début de jupe ( en DNA pour l’instant ) dans la galerie donc.




- Sujet d'illustration conceptuelle -


Sans transition. Jeudi dernier la Manaa est allée jouer les moutons revendicateurs lors d’une des nombreuses manifestations anti-CPE. Je ne suis pas vraiment fière de moi étant donné que mon avis sur le sujet reste plutôt partagé. Qu’importe. L’appel des photos me perdra…

Pour terminer, toujours dans la galerie. Une magnifique parure « Toutenkarton » réalisée sur un mannequin en bois pour un sujet d’expression plastique. Au programme : réaliser une parure qui ne ressemble à aucun vêtement connu à l’aide de carrés de carton et de fil de fer ou de ficelle pour maintenant le tout.



Le mot de la fin, ceci est un début de potentiel futur layout. J’hésite encore. J’aime beaucoup celui qui est en place actuellement.


samedi 25 mars 2006

Like Pierrot the clown



Abusé. Désabusé. Foutaises. Jeunet est un génie.
Le porte clé d’Eliness toujours accroché à mon sac, trace d’une rencontre fantomatique.
Fantasmatique ? J’aime beaucoup ce mot. Fantasmatique. C’est jolie Fantasmatique.
Rencontres silencieuses. Heures silencieuses. Silence assourdissant. Acide.
Un homme photographie un poteau. J’aime les gens qui photographient les poteaux. J’aime les gens qui regardent bizarrement, les gens bizarroïdes qui photographient des choses bizarres.
J’aime ce souffle qui vous balaye le visage lorsqu’un train passe à vive allure sur le quai de la gare.
J’aime croiser les regards des gens quand deux trams en sens inverse sont arrêtés à une même station.
J’aime sourire à ces gens.



Musique le jour, musique la nuit, musique entre les deux aussi. Musique. Mélodie. Histoires parallèles et mondes artificiels.
La solitude est une phobie pour beaucoup. C’est ça le plus effrayant. Totalement dépendants.
Il ne suffit pas d’être dans une école d’art pour être artiste. Je viens de comprendre. Il m’en à fallu du temps. C’est l’âme qui parle. L’âme et la passion. La passion, la passion, la passion, la passion. Ma raison.
Je ne serais jamais fille du dessin. Je suis amoureuse de l’objectif, de la souris et du clavier.
L’ordinateur est aussi une phobie pour beaucoup tien. C’est bien ma veine, c’est toujours ça de concurrence en moins. Ouais.
Belle personnalité plastique, bonnes pistes de recherche, curieuse d’esprit. C’est bien de moi qu’ils parlent ? Au secours j’ai les chevilles qui enflent.
I'm so happy 'cause today I've found my friends ... They're in my head.



J'aime pas les contrôleurs qui me font chialer devant tout le monde dans le train à cause d’une putain d’amende et d’une putain de frousse, pendant une dizaine de minutes, d’avoir perdu mon porte-feuille en courant dans les escaliers de la gare. Et puis j’aime pas cette gare, il y a beaucoup trop d’escaliers et par conséquent beaucoup trop de marches à monter ( ou descendre, c’est au choix ).
Pourquoi est ce que les rares fois ou je pleure en public j’ai toujours l’impression que les gens pensent que je joue la comédie ?
Le matin, il m’arrive souvent de croiser des animaux décapités ou tous boyaux dehors en plein milieu de chaussée. Gore comme dise les d’jeunz.
Toujours à la gare ( décidément ), j’ai croisé mon prof d’histoire de terminale. Les joues flamboyantes et la voie qui flanche en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Je suis une grosse quiche.
Et qui plus est, une grosse quiche qui écris vraiment n’importe quoi.



" Elle rêve d’une vie si longue, si délicieuse, sans regrets ni monotonie. Elle est trop ambitieuse. Aujourd’hui elle a fait un choix, elle prend son temps, elle est curieuse. Elle veut comprendre ce qui n’va pas et pouvoir être un jour heureuse. Elle se contente de peu. Elle ne prend pas au sérieux, les attaques, les médisances, qui viennent de loin. Elle se pose des questions, elle est remplie d’obsessions, que va t’elle devenir ? que va t’elle devenir ? "

Bientôt une galerie photo, au programme : portes ouvertes, masque, manifestation, pantin de bois, et… moi.

vendredi 24 mars 2006

Le lapin blanc s'échappe



Mais il revient très vite.

lundi 6 mars 2006

Le Cri





- Zip ! -

( Une update de prévue dans les jours à venir, il manque les photos des Cris )

Dimanche 5 mars.
C’est bien gentil à vous de venir prendre de mes nouvelles. Et bien comment vas-tu ma chère Cédille ? Ma foi, on a déjà connu des temps meilleurs. J’ai l’impression d’avoir la poisse depuis quelques temps. L’image d’un gros nuage de pluie qui reste fixé au dessus de ma tête et qui ne semble pas décidé à s’en aller.
A l’heure ou je vous écris, je devrais être les yeux brillants, en train d’admirer Brian Molko et ses acolytes sur scène. Manque de bol je n’ai pas réussi à obtenir un billet de concert. Et je me retrouve donc devant mon écran, laissant couler quelques larmes, à me morfondre de tous les malheurs du monde. La vie est cruelle.
J’ai l’impression d’en vouloir à la terre entière. L’instant est à la colère, l’instant est à la mélancolie. Impression récurrente de passer à côté de tout. A côté de la vie. Une vie que je ne cesse de refaire avec des « si ». Et si j’avais fait ceci, les choses serais comme cela aujourd’hui… Non. Mais non. Tout se joue en un battement de cil. Quels sont les bons choix ? Je dois apprendre, à apprendre des mes erreurs.

Flash back. Aujourd’hui nous sommes mercredi 1er mars. Aujourd’hui c’était avenir ou plaisir, j’ai décidé de concilier les deux. Je me suis un petit peu plantée.
7h30, je passe devant la fnac, une foule se presse déjà sous le préau. Je passe mon chemin.
Aujourd’hui nous sommes mercredi 1er mars, et cette matinée est consacrée à la découverte du BTS communication visuelle. Nous sommes allés dans leur classe en petit comité, suivre leurs cours en studio de création. L’ambiance y est décontractée, une ribambelle d’ordinateurs branchés en réseau, tout le monde bosse en autonomie sur fond de musique. Les choses se confirment petit à petit, l’option multimédia est faite pour moi.
Il est 10h. L’heure à laquelle je comptais m’éclipser discrètement pour chercher ma place de concert, mais me voilà retenue par un coup de fil de sa part, m’annonçant que j’arrive trop tard. Tout est déjà complet. Et paf dans ta gueule la Cédille.
« Vous vous sentez vite dépassé par les évènements. Ne vous noyez pas pour autant dans un verre d’eau. ». 20 minutes m’avait prévenu. J’ai bu la tasse.

Mardi, j’admirais C. froisser sa feuille d’histoire de l’art pour cause de note pas fameuse. Tout s’est à nouveau joué en un battement de cil. J’aurais été incapable d’en faire autant. Chez moi oui. En cours non. Pour moi oui. Devant les gens non. Je me sens toujours obligé de tout contenir devant les gens, cacher mes sentiments. Froide.
Jeudi. L’allée était déserte. Un doux souffle me balayait les cheveux vers l’arrière. Je me suis sentie idiote quelques secondes. J’ai fermé les yeux. J’ai avancé tout droit. C’est bon d’être une idiote. La musique dans les oreilles, le vent dans les cheveux. Le noir devant moi. Avancer sur un fil invisible. Magique.

Lundi 6 mars.
Ce matin un pigeon j’ai croisé un pigeon qui marchait d’une allure suspecte à un arrêt de tram. Comme une idiote j’ai flippé. La phobie de la grippe aviaire gagne du terrain. Pendant tout le trajet je me suis amusée à tous nous imaginer portant un masque blanc sur la figure, des patrouilles vadrouillant dans les rues pour exterminer tous les pigeons des alentours. Les jours heureux sont devant nous.