- Zip ! -

( Une update de prévue dans les jours à venir, il manque les photos des Cris )

Dimanche 5 mars.
C’est bien gentil à vous de venir prendre de mes nouvelles. Et bien comment vas-tu ma chère Cédille ? Ma foi, on a déjà connu des temps meilleurs. J’ai l’impression d’avoir la poisse depuis quelques temps. L’image d’un gros nuage de pluie qui reste fixé au dessus de ma tête et qui ne semble pas décidé à s’en aller.
A l’heure ou je vous écris, je devrais être les yeux brillants, en train d’admirer Brian Molko et ses acolytes sur scène. Manque de bol je n’ai pas réussi à obtenir un billet de concert. Et je me retrouve donc devant mon écran, laissant couler quelques larmes, à me morfondre de tous les malheurs du monde. La vie est cruelle.
J’ai l’impression d’en vouloir à la terre entière. L’instant est à la colère, l’instant est à la mélancolie. Impression récurrente de passer à côté de tout. A côté de la vie. Une vie que je ne cesse de refaire avec des « si ». Et si j’avais fait ceci, les choses serais comme cela aujourd’hui… Non. Mais non. Tout se joue en un battement de cil. Quels sont les bons choix ? Je dois apprendre, à apprendre des mes erreurs.

Flash back. Aujourd’hui nous sommes mercredi 1er mars. Aujourd’hui c’était avenir ou plaisir, j’ai décidé de concilier les deux. Je me suis un petit peu plantée.
7h30, je passe devant la fnac, une foule se presse déjà sous le préau. Je passe mon chemin.
Aujourd’hui nous sommes mercredi 1er mars, et cette matinée est consacrée à la découverte du BTS communication visuelle. Nous sommes allés dans leur classe en petit comité, suivre leurs cours en studio de création. L’ambiance y est décontractée, une ribambelle d’ordinateurs branchés en réseau, tout le monde bosse en autonomie sur fond de musique. Les choses se confirment petit à petit, l’option multimédia est faite pour moi.
Il est 10h. L’heure à laquelle je comptais m’éclipser discrètement pour chercher ma place de concert, mais me voilà retenue par un coup de fil de sa part, m’annonçant que j’arrive trop tard. Tout est déjà complet. Et paf dans ta gueule la Cédille.
« Vous vous sentez vite dépassé par les évènements. Ne vous noyez pas pour autant dans un verre d’eau. ». 20 minutes m’avait prévenu. J’ai bu la tasse.

Mardi, j’admirais C. froisser sa feuille d’histoire de l’art pour cause de note pas fameuse. Tout s’est à nouveau joué en un battement de cil. J’aurais été incapable d’en faire autant. Chez moi oui. En cours non. Pour moi oui. Devant les gens non. Je me sens toujours obligé de tout contenir devant les gens, cacher mes sentiments. Froide.
Jeudi. L’allée était déserte. Un doux souffle me balayait les cheveux vers l’arrière. Je me suis sentie idiote quelques secondes. J’ai fermé les yeux. J’ai avancé tout droit. C’est bon d’être une idiote. La musique dans les oreilles, le vent dans les cheveux. Le noir devant moi. Avancer sur un fil invisible. Magique.

Lundi 6 mars.
Ce matin un pigeon j’ai croisé un pigeon qui marchait d’une allure suspecte à un arrêt de tram. Comme une idiote j’ai flippé. La phobie de la grippe aviaire gagne du terrain. Pendant tout le trajet je me suis amusée à tous nous imaginer portant un masque blanc sur la figure, des patrouilles vadrouillant dans les rues pour exterminer tous les pigeons des alentours. Les jours heureux sont devant nous.