samedi 19 août 2006

Endless fantasy

Jeudi 17 août, minuit et demi, de retour de Colmar.

Impressions à chaud. C’était beau, vraiment beau.
Si je n’avais qu’un seul mot à vous dire ce serait : splendide, bien que j’aurais également pu opter pour magnifique ou génialissime.

J’ai les larmes aux yeux, debout devant le miroir, de vilains cercles noirs laissés par le khôl autour de mes yeux. Milieu de la nuit, scène d’adieu déchirante sur le gravier humide. Ce soir il ne s’endort pas à mes côtés. C’est parfois stupide une fille amoureuse… mais c’était prévu qu’il soit là. Pour que cette journée soit parfaite. Mais non. Me voilà à nouveau seule avec mon ours en peluche et mon ordinateur.

Trois chapitres. L’angoisse, l’extase et la déchirure.
Les mains qui tremblent. Au moindre mouvement de foule j’ai les jambes qui flanchent, le cœur qui s’emballe, nœuds dans l’estomac, une envie de pisser totalement psychologique, et puis comme au quotidien je vérifie et re-vérifie si tout est bien à sa place dans mon sac, tout en sachant pertinemment que rien n’a pu s’envoler en l’espace d’un quart d’heure… S’en suit l’extase. Un groupe assez peu communicatif certes, mais présent, souriant, heureux d’être là. A l’écoute des anciens titres je me suis laissée emporter. La tête, les jambes, le corps en cadence. C’était beau, beau voilà tout. La musique, la prestation, le décor, l’ambiance, quelle ambiance… Cerise sur le gâteau, ils ont fait quelques prises en live pour le clip de meds. Ce soir là, la salle s’est véritablement enflammée. J’étais sur mon petit nuage. J’ai encore du mal à en redescendre. Surtout après ce magnifique twenty years et ses guitares qui n’en finissent plus, qui n’en finissent plus, qui n’en finissent plus, en guise de fin.
* petit sourire béat *

C’était beau.

Thank you ladies and gentlemen of placebo.

J’ai les larmes aux yeux, debout devant le miroir, de vilains cercles noirs laissés par le khôl autour de mes yeux. Milieu de la nuit, scène d’adieu déchirante sur le gravier humide. Ce soir il ne s’endort pas à mes côtés. C’est parfois stupide une fille amoureuse… mais c’était prévu qu’il soit là. Pour que cette journée soit parfaite. Mais non. Me voilà à nouveau seule avec mon ours en peluche et mon ordinateur.

Jeudi 17 août, tard.

Je suis seule à la maison pour quatre jours.
Il est parti à Avoriaz pour ces même quatre jours et ça vous voyez, c’est vraiment pas cool
J’ai regardé Pompoko, j’ai même réussi à pleurer à la fin. Vous moquez pas. C’est triste pour ces pauvres tanukis qui se voient contraint de cohabiter avec cette ville qui leur vole leur forêt… Il me reste encore Brazil et Dancer in the dark à regarder… Après il va falloir que je pense à me réapprovisionner… J’ai pas réussi à trouver Marie Antoinette et Tideland que j’ai loupé en salle… Par contre la science des rêves celui là, je ne le louperais pas. Michel Gondry est un dieu.
J’aime le bruit des gouttes de pluies qui s’échouent contre la vitre. L’orage a grondé toute la soirée, les éclairs découpent les arbres de la colline en ombre chinoise. J’aimerais les photographier ces éclairs. C’est beau un orage, tant que ça reste à bonne distance du lieu ou je me trouve… J’vais me chercher du Danao tien. C’est bon une tasse de Danao en pianotant tardivement sur l’ordinateur… Bon en fait j’ai pris une tablette de chocolat en prime. Pas de regards accusateurs. Il est à peine1h30 et j’ai quatre pauvres contacts de connectés, dont deux bloqués… [ … ] J’vous épargne le reste, mes nuits sont d’un palpitant.

Vendredi 18 août.

Je monte dans les près au couchant. Quand le soleil embrase la terre, que les ombres s’étendent à l’infini. L’odeur de la paille chaude qui s’imprègne de l’humidité du soir. Sous chacun de mes pas des sauterelles apeurées fuient, tandis que l’herbe me gifle les mollets. Je marche silencieuse sous la voûte d’arbres fruitiers, prenant garde à ne pas écraser les pommes qui jonchent le sol. Le ciel est d’un bleu intense, un bleu intense qui fait plaisir à voir. Les bottes de pailles qui parsèment encore les près m’inspirent, mais je suis seule et bien lasse de jouer avec le retardateur… J’aimerais qu’il me prenne par la main et m’entraîne. J’aimerais aller plus loin, traverser cette mer de près qui s’étend et rejoindre les habitations de l’autre côté. Traverser ces près comme on traverserait le désert. S’arrêter au beau milieu et rêver d’ailleurs. Nous, si loin de tout. Le soleil déjà s’enfuit derrière la montagne et les ruines du château fort se dressent, puissantes, du haut de leur sommet. J’ai de la chance d’être là.

Je parle comme une idiote, ça fait plutôt peur.

Je suis si naïve, si rêveuse et si bête…

Bientôt quelques photos. En attendant, ceci qui est près depuis quelques semaines mais dont j’hésitais à donner l’adresse… Site non compatible avec firefox, vous êtes prévenus… j’ai des savoirs en html plutôt limités désolé.



samedi 12 août 2006

Lancé de dés.



Ces derniers temps j’ai vraiment l’impression de faire des photos dénuées d’un quelconque intérêt…



Le ciel est bas, de gros nuages gris frôlent la cime des arbres à l’horizon, les feuillages sont balayés par le vent, l’herbe éclairée d’une étrange luminosité. Gary Jules me murmure encore et encore que ce monde est fou. Un très vieux coup de cœur cette chanson, je me rappel d’une certaine photo en noir et blanc, mon œil vous dévisageant, septembre 2004 si ma mémoire et bonne, et Donnie Darko, blottie contre lui sur le canapé. It’s a very very mad world. C’est impressionnant comme une chanson peut réveiller en vous tous vos vieux souvenirs, douce mélancolie dans laquelle il fait bon s’enfermer.

Les jours s’écoulent, le ciel est désespérément gris et la pluie ne cesse de tomber. On a fini de repeindre l’appartement, croque la pomme, curaçao et digital, c’est très vif, très jeune, je suis contente. J’ai retrouvé le centre ville, le tram, les ruelles, les rayons de ma fnac, ça fait du bien de ne plus savoir où donner de la tête entre les derniers cds, dvds, et bouquins.
Aux dernières nouvelles j’ai reçu une tablette graphique qu’il me reste maintenant à maîtriser, ce qui je le sens risque de ne pas être chose facile.
Et puis il y a mercredi. Mercredi il m’emmène voir Placebo à la foire aux vins : ). Hu. Contente. Depuis le temps que j’attendais ça ! Même si comme à chaque fois, j’appréhende le bain de foule…

Sinon, c’est bête à dire mais je me languis presque de la rentée pour connaître enfin l’issue de cette incertitude qui plane actuellement. Je suis dans une sorte de stress permanent qui commence vraiment à me peser. Je me languis également de ma nouvelle liberté, d’être loin d’eux et près de lui, j’ai envie de découvrir de nouvelles personnes, ceux avec qui je vais passer 2ans, d’apprendre de nouvelles choses, de maîtriser tous ces logiciels que j’essaie d’aborder approximativement…

Les dés m’obsèdent…

mercredi 2 août 2006

Nineteen






J’ai 19ans.

J’ai 19ans et cette année plus que jamais, les gens vont l’oublier.
J’ai 19ans et cette année plus que jamais, je n’ai pas envie d’avoir 19ans.
18ans c’était bien, juste bien. 20ans ce sera trop, beaucoup trop.
J’ai 19ans mais rien y fait, je suis et je resterais une petite fille.