dimanche 22 octobre 2006

Ma tasse de thé




- Minisite pour un sujet d’expression plastique. Maintenant que j’entrevois toute la simplicité de dreamweaver, autant m’en servir… Pas très évolué, certes, mais ça m’a pris du temps en plus par rapport à mon dossier papier. -


Ma semaine fut emportée en une bourrasque de vent.
A peine le verrou de la porte fut-il ouvert que déjà il était l’heure de le refermer.

Un truc. Bien sur que je rêve d’avoir un truc. Qui ne rêve pas d’avoir un truc ? Un truc pas comme les autres. Un truc de différent. Je perçois ça comme une sorte d’aura.
Je vois ce que tu veux dire tu sais, et j’ai les joues roses, merci.
Ils m’intriguent, m’attirent et m’impressionnent à la fois.
J’aime les gens mystérieux, ces personnalités qui se cachent, ne se dévoilent que pas à pas, mots après mots.
C’est comme se trouver nez à nez avec une énorme boite en carton, qui contient une autre boite en carton, qui contient une autre boite en carton et qui contient elle aussi une autre boite en carton… et si on persévère, dans la dernière et plus petite boite en carton se cache un joli trésor : une âme.

Ce que j’écris est confus. Qu’importe.

Je photographie toujours et encore les travaux près de chez moi. Chaque jour les murs s’élèvent. Bientôt je ne verrais plus le cloché de la cathédrale en marchant le matin.
Photos de chantier pour vie en chantier. Amitiés décousues, séparations et retrouvailles.
Démolir, reconstruire, entretenir.
Une présence manque à l’appel. Po est si loin. Grisaille parisienne et climat de compétition. Je pense à toi. Entretenir. Je me pose des questions. Le pourquoi du comment sur tout, et surtout n’importe quoi.
Ordinateur je t’aime. Je veux passer ma vie avec toi.
Je suis tellement moins dans mon élément quand il s’agit de peinture et de dessin… de réalisme surtout… je n’aime pas le réalisme… je n’aime pas recopier la réalité. Et puis je ne sais pas.
Je sais m’évader. M’évader, c’est ce que je fais de mieux, fuir, dans n’importe quelle situation, à n’importe quel moment de la journée. Je fuis, je fuis avec mes yeux, avec mes oreilles, avec ma tête.
Je radote.


« Promis juré, j’ai pas copié ! »
Tu sais, ce n’est pas si étrange que cela y paraît.
La blogosphère regorge de personnes en lesquelles je me retrouve. Elles me ressemblent, dans leur façon de penser, dans leurs goûts, dans leurs centres d’intérêt. C’est étrange, parce que j’ai l’impression qu’on a tous un peu le même parcours, la même vision de l’humanité.
On se trouve tous un peu différents, déphasés… mais on est bien loin d’être les seuls, encore faut il arriver à l’accepter. Un groupe identitaire comme un autre. La génération internet ? Trop vaste, Internet n’est qu’un très important dénominateur commun, tout comme un goût prononcé pour l’art, le cinéma, la musique, la culture, l’écriture…
Je ne citerais personne, mais je me retrouve en vous. Peut être vous retrouvez vous également en moi.
On m’a dit à propos de next garden « c’est dingue, mais ici il y a tout ce que j’aime ». Je ne sais pas quoi répondre.
J’aime, j’écoute, je regarde, et je suis consciente que je suis bien loin d’être la seule.
La seule différence est peut être que ces personnes sont loin.

dimanche 8 octobre 2006

Les mains d'Edouard




Alone you walk - Edward's Hands - Sébastien Schuller.

J’aime les confidences, ces mots dévoilés avec une émotion palpable même par écrans interposés. Je trouve ça très beau, la confiance. Les minutes d’attente sont lourdes en souvenirs. A mon tour j’ai confié une partie de moi, il fallait que je le dise, je savais que c’était la bonne oreille. La douleur partagée des expériences passées, celles qui nous ont fait grandir, celles qui nous ont poussé à nous engager dans une certaine voie, à porter un certain regard sur les gens, sur la vie. Je suis persuadée que les blessures de l’âme nous construisent tout autant qu’elles nous détruisent, elles nous font prendre conscience d’énormément de choses.
Souvent je me dis que s’il n’y avait pas eu blessure, je serais aujourd’hui une fille tout à fait différente. Je ne serais peut être pas dominée par mes angoisses, ni par cette timidité chronique, peut être que j’aurais plus facilement confiance en moi, envers les gens, que j’aurais plus de facilité à dialoguer. Peut être…
Mais je crois que Cédille n’existerait pas, je crois que je ne serais pas une Art Appliquée. Et rien que pour ça, je n’ai pas de regrets. A partir d’un moment, il faut apprendre à cohabiter avec son passé.
* petit air de violon, sortez les mouchoirs, séquence émotion *

Et après ces quelques larmes, le réconfort d’une tablette de chocolat bien méritée.


Analyse - Black Swan - Thom Yorke

Je me rend compte qu’on ne cesse de me proposer de nouvelles expériences sur le plan professionnel et artistique, ça me touche beaucoup, mais je me rend aussi compte que je suis incapable d’en accepter une seule. Un stage dans une très grosse boite de communication à Lyon ? Un book à réaliser, à passer à des « relations » pour faire parler de moi ? Et pourquoi pas faire la démarche de monter une exposition ? Des choses un peu trop belles pour moi… non ? Il y a des gens tellement plus doués et méritants.
Et là j’entend déjà sa voix : « mais arrête un peu de toujours te comparer aux autres ! »

Vivre avec lui ça change. Ce n’est plus vraiment comme se voir les week-ends, c’est différent et pas toujours facile à gérer pour deux personnes à tendances solitaires. J’ai du mal à me l’avouer, mais être seule le soir me manque.
Je mange des pâtes et du jambon les 3 quarts du temps, je suis toujours à la recherche d’un parapluie original à acheter, mes voisins de palier on un joli labrador, je crois que si je ne prenais plus le tram ça me manquerait, tous les jours je constate l’avancé des travaux à droite à gauche, les feuilles des arbres commencent à tomber et j’ai ramassé mon premier marron, je commence à me faire à l’utilisation des macs, demain on commence à bosser sur dreamweaver, mais j’ai toujours pas trouvé de Indesign, les vitrines des galeries Lafayettes sont toujours aussi chouettes, et faudra qu’on m’explique pourquoi Archive passe en showcase à la fnac de Nancy et pas à celle de Strasbourg, Sebastien Schuller et Thom Yorke passent en boucle dans mes oreilles, il me dit que j’écoute toujours la même chose, je crois que j’ai du chopper une dizaine de prospectus du Maillon depuis le début de l’année, mais vraiment, j’aime leur graphisme, les étoiles de mon sac se décollent encore et ça fait un bout de temps que je veux customiser ma pochette à dessin… voilà qui est dit.
Je crois que j’ai trouvé un semblant de place au sein de la classe. Ce sont des gens bien mes CV, mes communication visuelle, des gens ouverts. J’vous aime bien tien.
Mis à part ça, quelques projets scolaires et extra-scolaires intéressants ainsi qu’un voyage à Genève et Venise qui se profil dans moins d’un mois. Et avec ceci ?
Euhh… ça sera tout !

dimanche 1 octobre 2006

Armatures.





- 1er dessin sur illustrator. Indulgence, merci -


Il pleut.
J’trouve pas ça particulièrement malheureux.
J’me sens bien sous mon trop grand parapluie, à l’abris de tous ces regards.
Il pleut, mais j’trouve pas ça particulièrement malheureux.
Et cachée sous mon trop grand parapluie j’observe les gens, les gens sous la pluie, la vie sous la pluie. Dans chaque flaque d’eau mon reflet me souri.
J’ai rêvé un instant d’y sauter comme une enfant, avec mes bottes en caoutchouc rouges. Arrêt sur image, les gouttes d’eau en apesanteur. Play.
Il pleut mais j’suis pas particulièrement malheureuse.

Je monte les marches quatre à quatre, déclic du verrou de la porte, bisou à l’amoureux, bang gang. Allongée à plat ventre, couette ikéa, noir et blanc, feuille grand carreau et stabilo bleu.

Ici il ne pleut pas.


Petit à petit Cédille fait son nid. Histoire à suivre.