Alone you walk - Edward's Hands - Sébastien Schuller.

J’aime les confidences, ces mots dévoilés avec une émotion palpable même par écrans interposés. Je trouve ça très beau, la confiance. Les minutes d’attente sont lourdes en souvenirs. A mon tour j’ai confié une partie de moi, il fallait que je le dise, je savais que c’était la bonne oreille. La douleur partagée des expériences passées, celles qui nous ont fait grandir, celles qui nous ont poussé à nous engager dans une certaine voie, à porter un certain regard sur les gens, sur la vie. Je suis persuadée que les blessures de l’âme nous construisent tout autant qu’elles nous détruisent, elles nous font prendre conscience d’énormément de choses.
Souvent je me dis que s’il n’y avait pas eu blessure, je serais aujourd’hui une fille tout à fait différente. Je ne serais peut être pas dominée par mes angoisses, ni par cette timidité chronique, peut être que j’aurais plus facilement confiance en moi, envers les gens, que j’aurais plus de facilité à dialoguer. Peut être…
Mais je crois que Cédille n’existerait pas, je crois que je ne serais pas une Art Appliquée. Et rien que pour ça, je n’ai pas de regrets. A partir d’un moment, il faut apprendre à cohabiter avec son passé.
* petit air de violon, sortez les mouchoirs, séquence émotion *

Et après ces quelques larmes, le réconfort d’une tablette de chocolat bien méritée.


Analyse - Black Swan - Thom Yorke

Je me rend compte qu’on ne cesse de me proposer de nouvelles expériences sur le plan professionnel et artistique, ça me touche beaucoup, mais je me rend aussi compte que je suis incapable d’en accepter une seule. Un stage dans une très grosse boite de communication à Lyon ? Un book à réaliser, à passer à des « relations » pour faire parler de moi ? Et pourquoi pas faire la démarche de monter une exposition ? Des choses un peu trop belles pour moi… non ? Il y a des gens tellement plus doués et méritants.
Et là j’entend déjà sa voix : « mais arrête un peu de toujours te comparer aux autres ! »

Vivre avec lui ça change. Ce n’est plus vraiment comme se voir les week-ends, c’est différent et pas toujours facile à gérer pour deux personnes à tendances solitaires. J’ai du mal à me l’avouer, mais être seule le soir me manque.
Je mange des pâtes et du jambon les 3 quarts du temps, je suis toujours à la recherche d’un parapluie original à acheter, mes voisins de palier on un joli labrador, je crois que si je ne prenais plus le tram ça me manquerait, tous les jours je constate l’avancé des travaux à droite à gauche, les feuilles des arbres commencent à tomber et j’ai ramassé mon premier marron, je commence à me faire à l’utilisation des macs, demain on commence à bosser sur dreamweaver, mais j’ai toujours pas trouvé de Indesign, les vitrines des galeries Lafayettes sont toujours aussi chouettes, et faudra qu’on m’explique pourquoi Archive passe en showcase à la fnac de Nancy et pas à celle de Strasbourg, Sebastien Schuller et Thom Yorke passent en boucle dans mes oreilles, il me dit que j’écoute toujours la même chose, je crois que j’ai du chopper une dizaine de prospectus du Maillon depuis le début de l’année, mais vraiment, j’aime leur graphisme, les étoiles de mon sac se décollent encore et ça fait un bout de temps que je veux customiser ma pochette à dessin… voilà qui est dit.
Je crois que j’ai trouvé un semblant de place au sein de la classe. Ce sont des gens bien mes CV, mes communication visuelle, des gens ouverts. J’vous aime bien tien.
Mis à part ça, quelques projets scolaires et extra-scolaires intéressants ainsi qu’un voyage à Genève et Venise qui se profil dans moins d’un mois. Et avec ceci ?
Euhh… ça sera tout !