24 octobre 2006.
Mardi ? Etrange mardi.
Mardi matin quand je suis partie, j’ai fait un saut dans la nuit.
J’ai croisé ma voisine de palier et l’ai salué d’un « Bonsoir ». Un Bonsoir à 7h40 par un mardi matin. Je dis souvent « bonsoir » à la place de dire « bonjour » ou vice versa d’ailleurs mais c’est toujours mois grave. En réalité sous l’impulsion de certaines situations je dis beaucoup de conneries. Et vous savez quoi ? J’ai encore envie de tout lui mettre sur le dos, elle, l’Angoisse. Place de l’étoile, nez en l’air, j’ai faillit me faire renverser par un cycliste.
J’ai rejoint le tram, attrapé un métro et un 20minutes, puis me suis laissé bercer, regard vide, petite fille perdue, joues de poupée russe. Il y a ces garçons qui me regardent vous savez, ça me fait sourire, je suis un peu gênée. Il est 8h05, je passe la grille. […]
A 13h30, l’ambiance était des plus pesante, chaque minute qui passait me laissé entrevoir l’espoir qu’un jour je pourrais fuir cette salle de classe lugubre et ses airs d’hôpitaux froids. Tout était trop pâle, les murs et les tables comme les lumières. Un reste de tempête s’étant essoufflé dans l’ouest, s’évertué, à s’infiltrer dans les interstices des fenêtres mal isolées en des hurlements des plus glauques. Et ce silence… Non, vraiment, j’exagère à peine.
Il faudra tout de même qu’on m’explique ce que viennent faire deux heures de physique ( toute les 2 semaines soit ) dans notre programme ? Longueur d’onde, célérité, lentilles convergentes, synthèse additive ? Epargnez moi ça, quel charabia ! J’ai fuis la physique depuis trop longtemps déjà.
A 15h, l’expression plastique fut un vrai soulagement ! Pas d’action pour aujourd’hui mais le plaisir d’un cours sur les grands noms de la photographie. Je suis emballée.
Sonnerie. Il est 17h. Je passe la grille, traîne volontairement les pieds pour faire voler le tapis de feuilles dorées qui recouvre le sol. Tram. Message pour une PetiteFille. Pieds. Les bourrasques de vent, me font voler les cheveux dans le visage. Ebouriffée, je ne vois plus rien, mais ça me plait, m’inspire. J’aime le vent. […]
Claquement de porte, il est presque 18h, je vole le menu du bar du cinéma, très intéressant au niveau graphique que je lui explique, il me traite de cinglée, je fini par poser mes fesses dans le fauteuil du cinéma. Au menu ce soir, Little Miss Sunshine, un film que je vous conseil vivement, pour ma part j’ai adoré. L’histoire est absolument rocambolesque, les personnages très caricaturaux, et certains passages sont vraiment à se tordre de rire, parole de Cédille.
Bref. A 21h j’avais rendez vous pour une soirée en tête à tête avec mon pirate de Johnny. C’qu’il est bien ce Johnny. * petit sourire béat * ( Depp pas Hallyday, pour ceux qui n’auraient pas saisis ).
Une journée de plus dans la vie d’une Cédille.

Parfois j’culpabilise vous savez. C’est vrai, je pourrais écrire de grandes réflexions sur le monde, sur la société, sur les gens, et sur un tas de conneries, j’pourrais aussi employer des jolis mots, faire ma savante, j’pourrais écrire des poèmes, des nouvelles, j’en sais rien moi, quelque chose qui vous prouverais qu’en plus d’avoir deux yeux, j’ai quelque chose dans la caboche. J’me sens parfois un peu bête vous savez, un peu pas assez. Mais tout est relatif, c’est bien vrai. Je devrais peut être arrêter de me comparer à une certaine élite que je ne suis pas et que je ne serais jamais. Alors j’vais continuer à simplement vous raconter ma vie telle qu’elle est faite, mes sentiments, mes peurs, et mes exagérations… Ma vie n’est certes pas franchement passionnante mais elle a toujours le mérite d’être ma vie.

27 octobre 2006.
Strasbourg, fin octobre, la température extérieure avoisine encore les 20 degrés, le temps est déréglé. Les gens en profitent pour se prélasser sur les terrasses des cafés et moi je les observe. Un homme jouait de la guitare devant l’Odyssée. J’sais pas trop pourquoi, mais j’étais contente, contente peut être de voir que tous ces gens avaient l’air d’être heureux dans leur insouciance.
Nous sommes en réalité vendredi après midi et je suis en vacances. Bien décidée à profiter de mon temps libre je me suis lancée dans une tentative de shopping. Grave erreur. Il faut croire que je ne suis pas la seule en vacances. Les magasins étaient pleins à craquer de groupes de filles frangées, converses aux pieds… et ça jacasse… J’ai donc fuit chez Habitat. Habitat c’est du Ikea en beaucoup mieux, et en beaucoup plus cher surtout. Mais étant donné que plus tard je serai riche, je me meublerai entièrement chez Habitat et pourrai même me vanter d’avoir des meubles designés par des stars, le fauteuil de Carla Bruni, ou la table des Daft Punk ? Je dois encore me décider et puis pour l’instant, je suis plutôt panier percé.
J’ai envie que ça soit noël, et ça tombe plutôt bien parce qu’ils commencent déjà à installer les guirlandes en ville. Rien que pour moi ? C’est vraiment gentil.
Il fallait aussi que je vous précise aussi que les décorations de noël de chez Habitat sont vraiment sublimes. Voilà qui est dit !

L’art, l’art, l’art. Partout j’entend parler d’art. Aujourd’hui tout est art. Aujourd’hui tout le monde veut être artiste. Et vous savez quoi, ça me fait peur.




4 novembre 2006.
C’est extrêmement flatteur.
C’est extrêmement énervant aussi.
Sur le coup c’est le sang qui se glace, le cœur qui palpite, l’incompréhension, la surprise, la colère.
C’est dans cette colère que j’avais écrit, mais ceci ne doit pas apparaître ici.
Il faut apprendre de ses erreurs.

J’ai remis les pieds dans la petite ville à côté de chez moi. Je n’y vais plus souvent, je ne m’y sens plus chez moi.
En passant devant le lycée j’ai été prise d’une pointe de nostalgie. Il est toujours la, vieilles pierres, imposant, la porte massive en bois à l’entrée, et ces lettres d’or au dessus de cette dernière. Les travaux ne l’ont pas détruit. C’est toujours mon lycée. J’y ai passé de bons moments, autant que de mauvais, autant de sourires que de larmes versées, j’y ai rencontré des gens très bien, des gens moins bien… Trois années de vie, trois années bien remplies. Aujourd’hui je n’ai encore de contact qu’avec de rares personnes, beaucoup de noms que je surveille dans ma liste msn, mais avec qui je n’engage pas la conversation, des présences virtuelles, qui me rappèlent un passé commun. Jusqu’au jour où ils disparaîtrons.

Je ne vous apprend rien en vous disant qu’une semaine de vacance passe beaucoup trop vite. J’ai beaucoup travaillé, mais uniquement sur du travail personnel, et j’ai donc encore une montagne de boulot pour mes cours qui m’attend… J’ai entièrement refait Endless Fantasy, avec du code propre comme dirait mon prof. Le site est maintenant compatible sur tous les navigateurs. J’y ai intégré une galerie en flash, Picsengine, et j’ai d’ailleurs eu un peu de mal à l’installer, une histoire de CHMOD 777, on en apprend tous les jours. J’y ai passé plusieurs après midi et soirées, au final je suis contente du résultat.
Ah et je tenais aussi à préciser que la petite fille sur le tricycle entourée de sa famille dans la catégorie photographie, ce n’est pas moi mais ma mum’… Oui je sais, on se ressemblait beaucoup étant enfant.
Forte de ma lancée, je me suis pris une après midi supplémentaire pour enfin me faire une mise en page sur myspace ( ce que vous ne savez pas c’est que je suis inscrite depuis avril déjà… mais je n’avais jamais vraiment accroché au système… ), ça se passe par ici : http://www.myspace.com/echymose

Sinon vous avez aussi le droit de souhaiter un joyeux 2ans à ma Dark Room en ce lundi 6 novembre 2006 : )
J'en ai fait du chemin.
Et c'est par ailleurs aussi en ce lundi 6 novembre que je pars à Venise. 5h du mat' la boule au ventre, les mains qui tremblent.
J’ai du mal à imaginer Venise, je vous raconterais en mots, en photos, et peut être même en croquis qui sait ?