Vendredi. Blog indisponible ? Bon ok, je repasserais demain, petit problème de serveur. Samedi. Toujours rien ? Vous en êtes bien ? Inquiétude. Serveur mort qu’il m’explique Fab, paraît que tout est sauvegardé, n’empêche que moi je flippe. Dimanche je pensais réellement avoir tout perdu. Et puis lundi le blog de Fab et de Kim sont réapparus, puis le mien à son tour dans la soirée. La redirection vers dotclear est morte mais l’essentiel c’est que rien n’est perdu : )
Voilà, soulagée la Cédille. Ah et puis sinon j'ai le net en semaine maintenant, oui c'est cool, je sais : )
Sinon, comme je suis sur que ça vous a terriblement manqué vous avez droit au récit chiant de ma semaine passée : )

Dimanche. Dorénavant, j'écrirais ici, dans mon zap book rouge, fini les feuilles volantes. Un carnet pour enfin tout regrouper, pour tous les blabla débiles au fil de mes journées.
Avec Lui, on est allé voir Paprika. La salle était presque vide et j'aime les salles de cinéma presque vides, cette délicieuse impression que le film ne se joue que pour nous. Il y avait par la quelques couples, quelques âmes solitaires et des couples âmes solitaires, nous en quelque sorte.
Paprika, c'est une profusion d'images, une profusion d'idées, du rêve mêlé à la réalité. J'étais inspirée.
Le thème du mélange de l'irréel et de la réalité est omniprésent autour de moi ces derniers temps. Je pense que quelque part c'est un thème qui m'est propre. Rêve et réalité. Irréel et réalité. Virtualité et réalité. Jusqu'ou pourrons nous aller ? Je rebondi ici sur eXistenZ, un film qu'il m'a montré et qui explore ce mélange virtualité et réalité jusqu'à en perdre totalement les limites. A voir.
Je crois que la réalité rattrape peu à peu la fiction. Je t'imagine te dandinant devant ta Wii.
Le rêve est une chose qui me fascine, pour la fuite du réel justement, pour l'évasion de l'esprit, pour tout le monde imaginaire qui s'y construit, car dans les rêves, tout est possible tout est réalisable. Et si les rêves devenaient réalité ? Je parle des rêves de notre inconscient, notre vie serait assurément plus pimentée.
Je suis la princesse des rêves il m'a dit.
Certaines personnes parlent trop, et pour ne pas dire grand chose. Mais je crois qu'on pourrait retourner le problème, et si c'était tout simplement moi qui parlait trop peu ?
Chassé croisé. Un regard au travers de la vitre du tram, un sourire sur le quai d'en face. Ils vont dans un sens, je vais dans l'autre.
Cette semaines nous ne sommes que seize. Nos GEP, ou graphisme, édition, publicité, ou encore graphistes print, sont en stage d'une semaine. Il va y avoir un vide, un gros vide même. Certaines personnes sont nécessaires au bon équilibre de la classe, à mon équilibre ? Je crois qu'on pourrait parler de notion de manque, manque de vous.
Depuis quand je m'attache aussi facilement aux gens moi ?

Lundi. Certes, la vie est une chose bien étrange, mais elle est avant tout et surtout si éphémère. Alors aussi laide qu'elle puisse être, vous n'avez pas le droit de la quitter.
Je ne peux juger ce dont je ne sais rien, alors je ne jugerais pas, je reste là en spectatrice non impliquée mais très touchée. J'aimerais comprendre je crois, parce que je suis peut être en mesure de comprendre, ou, peut être pas, c'est vrai. Quelque part ça m'effraie qu'on puisse aller aussi loin dans la souffrance, dans les menaces.
Souffrir et faire souffrir voilà bien le propre de l'humanité.
Il est 17h, il fait nuit noire, je monte dans le tram, m'assoie à côté de la fenêtre, et m'oublie. Je sors de mon coma quelques minutes avant d'atteindre l'étoile.
Le modem est arrivé, mais la ligne n'est pas encore raccordée. Je désespère.
Mardi. La salle est froide et silencieuse. Seize.
C'est un bel instant la nuit, mais il ne faudrait pas qu'elle dure une éternité, l'essentiel c 'est d'un jour apercevoir le levé du soleil. J'y crois moi, et toi ?
Le temps salé coule sur mes joues. Le battement des ailes d'un papillon, et le monde qui s'écroule. Je l'ai giflé. Comme quoi…
J'efface les traces et tout disparaît.
L'attente. Mais l'attente de quoi dites moi ? Du lendemain ? Du surlendemain ?
Nous sommes tous tout seul, tous perdus, tout échoués, tous à la recherche d'un idéal qui n'existe pas et n'existeras jamais.
Le bonheur. J'attend avec impatience de connaître vôtre perception du bonheur. Le bonheur c'est si abstrait.
Et blottie dans ses bras le monde entier n'existe plus. Je me sens comme une enfant, je me sens une sûreté. J'ai les pieds contre le radiateur, la tête contre son torse. J'entend son cœur qui bat. Bulle.
Je ne sais jamais comment réagir face à la tristesse des gens. Je m'efface, je ne pose pas ces questions qui me brûlent les lèvres, par respect je crois. Sachez que je suis là.
Et puis en bon étudiants que nous sommes, on est allé manger des pâtes chez M. On mangé des pâtes, des curly et des bonbons, on a parlé et rigolé, on a vadrouillé sur cette petite merveille qu'est internet et c'était bien.

Mercredi. Bonjour la Fac. J'ai mis les pieds dans un amphi pour la première fois de ma vie. Cours de math. Dérivées, intervalles, limites, et blablabla, que de choses barbares. Dans l'amphi tout était bruyant, on s'est installé discrètement tout au fond, et puis l'amphi s'est mis à chanter Joyeux Anniversaire à Mr.Rubio. Mr.Rubio c'est le petit bonhomme sur l'estrade là-bas, qui s'égosille dans son micro.
Fut un temps ou j'étais matheuse, alors j'ai fait un calcul extrêmement savant : 5x8x2=80 et 10x10=100 au final 100+80=180. Nous sommes donc environ 180 dans cet amphi, vous avez le droit de m'applaudir, bien sur.
J'ai mal aux oreilles, je ne suis pas habituée à ce niveau sonore. L'amphi était rempli de gens, de gens au sens large du terme, comme la fonction f croissante au sens large du terme. Les gens sont bruyants généralement, alors souvent, j'aime pas les gens.
J'ai griffonné dans mon carnet, j'ai pas vraiment écouté ce qui se raconté, être en art appliqué ça vous atrophie sérieusement le cerveau. J'me sens bête parce que j'ai oublié ce qu'est un logarithme népérien. C'est quoi un logarithme népérien ? Ln (x) euhh oui mais encore ?
Bref passons.
La fac d'économie gestion est belle, belle architecturalement parlant, de chouettes matériaux, architecture métallique, câbles de l'ascenseur visibles, panneaux de bois troués, murs de briques rouges, verrières au plafond, de grand espaces lumineux, le tout vraiment bien articulé.
C'était sympa.
J'ai pris le tram à l'Esplanade, et vraiment, je suis bien contente de pas être sur l'Esplanade, parce que l'Esplanade c'est comme les amphi, c'est peuplé de gens, et moi j'étais écrabouillée contre la vitre du tram par une bande de pouf et j'aime pas ça : )
A Broglie je me suis arrêté au Christkindelsmärik. J'ai mangé une bretzel, puis j'ai sorti Arthur. J'ai bavé un bon coup devant toutes les sucreries, respiré l'odeur des sapins et du vin chaud, été émerveillé devant les jouets en bois, et quelque peu amusée par les gens qui achètent des hideux décors de noël totalement kitch. J'ai vadrouillé autour de la cathédrale, je ne sentais plus mes doigts, congelés. Puis je me suis aventurée dans des ruelles inconnues, j'ai marché sans savoir ou j'allais et c'était fort bien.
Je suis tombée sur une brocante de vieux objets absolument sublimes, mais aussi extrêmement cher, 200euros la chaise euhhh, oui je vais y réfléchir. Au détour des ruelles désertes vous croisez des visages solitaires, des couples déjà âgés, des touristes égarés. J'aurais voulut tout figer. Puis je suis retournée à la civilisation.
Bon sinon fallait que je recopie ça parce que quand même hein. « Ceci est un message de soutien à l'attention de Cédille. Chaque jour avec LolliPop Info, luttez contre votre mal du net, vous pouvez également acheter des patchs « cybercafé » ou prendre votre mal en patience, quel que soit votre choix, nous sommes avec vous jusqu'au bout, prochain message demain sauf résiliation de contrat, attention ce service peut faire l'objet d'une addiction, n'hésitez pas à venir nous voir en agence, recevez nos sincères bisous ;) ». Non vraiment, y'a des gens merveilleux sur cette planète : )
And tonight I hate birds, I hate birds, I hate birds… Merci.


Jeudi. Manque persistant. Ce matin le ciel était en feu.
On travail actuellement sur la conception d'un minisite plus bannière en flash pour les croisières Costa en Arctique et Antarctique. En réalité, il est toujours très difficile de travailler en studio de création.
Aujourd'hui je crois que ça allait bien, que les gens allaient bien, et puis j'allais bien, en définitive c'était bien.
Les petites attentions sont toujours les plus touchantes, je ne cesserais jamais de le répéter, mais vraiment vous me comblez, m'émerveillez. Merci.
Et ça y'est je cherche les raccourcis mac sur mon pc. Aidez moi !

Vendredi. Ce matin le macadam était parcouru de millions de paillettes. Il a gelé pour la première fois en ville cette nuit.
Une odeur d'essence de térébenthine dans l'air sur fond de Goldfrapp, bienvenu en cours d'expression plastique. C'était à proprement parlé le chantier. J'aurais voulut vous photographier ça. Des feuilles de différents papier, des gribouillis, des tubes de peintures, des craies, des pots d'eau, des magasines, des crayons, des stylos, des bouteilles de diverses produits pour diluer la peinture, enfin bref, un bordel monstre, partout, partout, partout.
J'ai fait un dessin un peu sombre, en rouge et noir.
« C'est l'anti-chambre de l'enfer ? »
Euh… non. Mon subconscient peut être.
Et on reste la, le temps en suspend, à se regarder, juste se regarder, et il y a quelque chose, quelque chose qui se passe.