Les mains froides.
J'en suis arrivé à un point où je pourrais bloguer tous les jours je crois. Retour à la case départ ? Novembre 2004 et même pas encore de Cédille.
Je suis en vie.
Lundi, je lance les dés, la partie continue. Quelque part, j'attend et je redoute le game over, car fatalement, game over il y aura. Je ne suis qu'un pion sur l'échiquier, le genre de pion qui en premier lieu, vous paraît inoffensif, en premier lieu seulement. Alors, j'attend. Quelle est la suite des évènements ?
« Les rotrings faut les garder pour vacciner les mouches. » Dixit mon prof de studio.
J'me rend compte que je suis une privilégiée. Enfin, privilégiée ou pourrie gâtée ? ça reste encore à déterminer. Creative Zen V Plus c'est décidé.
Ne pas fêter noël ? N'est ce pas triste de ne pas fêter noël ? Et mon noël à moi, comment sera t’il ? Absence très certainement, oui, mon noël rimera avec absence. Des pièces égarées du puzzle de mon enfance ( ok, je vous l'ai déjà faite l'an dernier celle là. ).
Et puis j'ai oublié de manger le chocolat de mon calendrier de l'avant ce matin.
Le musée du jouet mécanique. A primabord le thème m'inspire, m'inspire beaucoup même, mais ce que je pond ne semble pas correspondre au sujet trop restrictif qu'est celui du musée. Musée, tu me fais chier. Moi j'y vois tout de suite du fantastique, de la magie, du théâtral mais non, sobriété est à l'ordre du jour et moi la sobriété je sais pas faire.
J'ai un univers, ah ça oui, j'ai un univers. Mais j'ai parfois l'impression qu'il me dessert. Je fais peut être pas les choses comme les autres, quand je suis inspirée je m'emballe, je fais un truc à moi, bien à moi. « J'ai l'impression que tu fais des choses uniquement pour te démarquer de tes petits camarades ». Bam. J’ai pas trop compris.
Je fais pas exprès, je fais moi, je fais mes images, je fais et c'est tout.
On nous demande de nous cultiver, de regarder pour avoir matière à s'inspirer. Je regarde beaucoup, et ce que je regarde construit mon univers.
J'aime pas les contraintes qu'on m'impose, tous ces freins à la créativité.
Bref.
J'ai installé un démineur sur mon mac. « Pour ta gouverne jeune homme, sache qu'il n'y a pas de démineur sur un mac ». Maintenant tu pourras lui dire que si. Bande de Gep en rébellion.
Trop de virtuel, tue le réel. Un peu confuse.
Cédille est petite, toute petite, et elle aime bien qu'on s'occupe d'elle, et ça tombe bien parce que cette année les gens s'occupent plutôt bien d'elle.


Mardi. Y’a un truc pas évident à gérer la.
Mardi. Un jour plus bleu, plus drôle à voir, il paraît.
« L’autre jour j’ai regardé Pulp Fiction à 3h du mat’ en mangeant des pâtes et c’était trop bon ». M. , la fille qui avait les yeux qui font FlopFlop.
Plutôt drôle ? Etrange encore une fois, court encore une fois, bien encore une fois ?
Cédille tu devrais parfois arrêter de jouer les petites filles.
J’aime ou j’aime pas ? J’aime je crois.
Aujourd’hui j’ai mangé des pâtes et de l’escalope chez petit Byakki et il faut que je vous dise que c’était féerisime. « - Ça existe pas féerisime ! – C’est pas grave ! » Voilà qui est dit. Non, sincèrement ce fut bon : )
J’ai eu une jolie boite remplie de chocolats avec un couvercle rouge, pour aller avec mon zap book rouge, mais pour le coup j’ai encore du engraisser avec tous les bonbons qu’on a avalé.
J’aurais beaucoup de choses à dire. Ici n'est pas le lieu. Tu sais tout le bien que je pense de toi.
Jaime le mardi?
Je hais le mardi?
Retour à la réalité.
En physique j’ai dormi deux heures sur ma table. Je me perdais dans le texte des photocopies, les mots m’avalaient, j’avais l’esprit qui sombrait dans une sorte de néant.
Trouble jeu.
J’aimerais, mais euh… non, je… je crois que… non.
Bon maintenant je dois avoir le motif de mes bracelets imprimé sur ma joue.
Petit prince sans écharpe vient de m’effrayer.
M. colorie, imperturbable, notre poisson réversible en bleu.
Moi je me cache derrière le rempare d’écharpes créé pour l’occasion. On chuchote à l’abris. Le prof m’a entrevu un instant, le temps de me lancer un regard assassin. « Dis, ça va ? t’es pas morte ? ».
Et puis ça recommence. C’est comme si j’avais une sorte de coque plastique qui m’entour. Le monde ricoche dessus, les murs, les gens, tout me paraît si lointain. Elle m’isole et je m’isole. Recroquevillée sur mon tabouret, j’observe, absente, invisible, si transparente.
J’aime pas quand je n’existe pas. Mais le problème c’est que je ne peux pas exister quand 30 personnes sont autour de moi, même 10, même 5…
Je me cache et j’attend. Quelle est la suite des évènements ?
Et je m’imagine funambule sur la piste aux étoiles en plein déséquilibre. Un tourbillon m’emporte.
« J’ai vu des étoiles ». J’veux bien te croire : )
« Princesse ! » On me rattrape.
- Je marche sans regarder ou je vais.
- C’est un truc à se prendre des poteaux dans la gueule ça !
- Ça m’est encore jamais arrivé… enfin si, des poteaux invisibles, ouais des poteaux invisibles j’ai du m’en prendre un paquet.
- Et ça fait mal ?
- Souvent.

Mercredi. Je suis rentré avec une envie de Tiersen. J’ai lancé Tiersen et j’ai virevolté au milieu de l’appartement désert, pour me défouler un bon coup. C’était un moment à Tiersen je crois. La faute à Foutaises peut être. Comptine d’été n°17.
Les mots au stylo se sont doucement effacés de la paume de ma main. « Bien » n’est plus, il ne reste plus que des traces de « photo », « téléphone » et « mal ».
Et quelque part, c’est comme si j’attendais de trouver une faille dans laquelle m’engouffrer.
J’aime bien m’asseoir, fermer les yeux et écouter. Percevoir les gestes qu’on ne peut voir, déceler les expressions du visage aux intonations de la voix, et se noyer dans la musique, surtout.
J’aime pas quand on allume brutalement la lumière alors que mes yeux sont habitués à l’obscurité. Pendant quelques dixièmes de seconde votre vision est totalement brouillée, puis vos yeux s’habituent à cette nouvelle clarté. A chaque fois j’ai l’impression qu’on me sort brutalement de mon sommeil.
LolliPop dessine des châteaux pour princesse. Regards en coin, l’air de rien.
« - C’est quoi ? » « - Une œuvre d’art ! »


Jeudi. Bug. Assise les bras croisés sans bouger. Je suis fatiguée ce matin, c’est un peu de leur faute. Insomniaques NetAddict. Goûté Gep/Mma, comme pour effacer la scission. Fraises tagada, Gâteau Vert, Cookies, et Ice Tee, merci.
Je crois qu’aujourd’hui était un bon jour, et en définitive, les bons jours j’ai souvent pas grand chose à raconter.
Et puis j’ai balancé ma club internet box par terre à cause d’une crampe dans mon mollet gauche mais ceci est une autre histoire.

Vendredi. Le plus bleu, le plus drôle.
Vendredi. Le dernier, le plus beau.
J’ai franchi pour la seconde fois cette semaine, le seuil de ta porte.
« Pourquoi quand je suis chez toi j’ai plus envie de repartir ? ». Il y a des gens avec qui on est bien.
Histoire de regards. Pas un mot de plus.
C’était bien.