Et j’attendais comme une gosse derrière les volets clôt. Je me suis prise à imaginer pendant quelques secondes qu’en les ouvrant j’allais découvrir un paysage recouvert d’un merveilleux manteau blanc. Mais comme vous pouvez facilement l’imaginer, ce n’était pas le cas, telle fut ma première déception du jour.
Aujourd’hui le ciel est gris.
Vous savez cette année je n’ai pas vu noël arriver. J’en suis un peu triste. Jusqu’à hier encore, je n’avais même pas l’impression d’être déjà au mois de décembre. Personne n’a vu noël arriver cette année. Est-ce en raison de ce climat déréglé ? Est-ce parce que j’ai encore un peu trop grandi ?
J’ai lancé FrouFrou et depuis je tourne à Archive, pour changer.
Pas de trêve de noël on dirait. Je flotte toujours sur une sorte de nuage instable. La situation a parfois quelque chose de grisant. Peut être que je ne sais pas trop à quoi je joue, que j’ai effectivement mal calculé les probabilités d’être percée à jour. Je n’aurais peut être jamais du dévoiler ce blog.
Ou est le bouton d’arrêt de la procédure ? Je n’aurais de toute façon pas le cran d’appuyer dessus.
Au delà des non-dits, tout le monde sait. J’essaie de mettre les éléments en relation, les mots en relation. Que d’histoires improbables, tout se mêle, tout s’emmêle.
Je suis resté une bonne partie de l’après midi avachie sur mon lit, au milieu de ma montagne de coussins. J’ai lu la moitié de l’Alchimiste, je veux comprendre qui est ce personnage, et tu as raison je crois, ça m’aide à comprendre. Je vois du sens dans toutes les phrases, je fais des parallèles avec ce que je sais de l’histoire. Légende personnelle pour voyageur perdu, j’espère que tu iras au bout. Et il y a cette histoire de Langage du monde, j’ai l’impression de parler ce langage sans paroles, ce langage basé sur le ressenti, sur l’écoute de tout notre environnement, un langage qui passe par l’observation, par le regard.
Je sais ou je vais sans vraiment le savoir.
Et hier soir ça lui a repris « je m’inquiète pour toi tu sais ». Merci c’est gentil, mais c’est plus maintenant qu’il faut s’inquiéter.
Mum’ et ses bons sentiments. Mum’ et sa conception obsessionnelle de la normalité. « Pourquoi vous êtes pas plus normal ? ». Et comment veux-tu qu’on se sente normal si t’arrête pas de dire à tes mômes qu’ils ne le sont pas ? Mum’ elle aime pas les choses pas normales, Mum’ elle aime pas les choses tordues, barrées, Mum’ elle aime pas ce qui sort de l’ordinaire, Mum’ elle comprend pas l’irréel, l’imaginaire, le fantastique.
En définitive, Mum’ elle est pas comme moi et ça elle refuse de le concevoir.
« Mais, toi, toi, toi, arrête un peu de me comparer à toi ! »
On connaît tous ce proverbe qui dit que les apparences sont parfois trompeuses. Je pense qu’on devrait y prêter plus souvent attention. Les apparences sont trop souvent trompeuses, les apparences cachent bien des choses. S’arrêter aux apparences revient souvent à passer à côté de merveilleux trésor.



Il est 01h00, nous sommes le 25 décembre et noël s’en ai déjà allé. Les assiettes, les verres, les bouteilles vides et les restes de bûche sur la table, témoignent tout comme les restes de papier cadeau sur le sol de la soirée de noël. Pas de souvenirs qui resterons en mémoire, une sorte de vide, comme si rien ne s’était vraiment passé.
Pas d’étincelles dans les yeux de Cédille cette année. Même pas eu envie de souhaiter un joyeux noël à qui que ce soit.
La père noël n’a cependant pas oublié de me rapporter quelques paquets.