jeudi 15 mars 2007
Chroniques de l'ennui

11 mars.
Et tout ce ceci est de ma faute. J’ai changé ma vie, parce que je n’aimais plus ma vie, parce que je ne l’aimais plus lui. Comment aurait-on pu continuer à vivre dans le mensonge ? avec ces baisers sans saveur ? L’amour c’est bien joli, mais quand on ne l’entretient pas, il fini par doucement s’effilocher. Et c’est précisément à ce moment là que votre cœur choisi à nouveau d’aimer, mais d’aimer ailleurs. Curieux dilemme qu’est celui des années passées contre la passion naissante. Quel est alors le chemin du bonheur ? Faut il se tuer à raviver une flamme qui depuis trop longtemps se meurt ? Faut il suivre le chemin incertain que vous indiquent les battements de votre cœur ? Curieux dilemme ? Non, cruel dilemme. N’est pas victime de l’histoire que celui qu’on veut véritablement le croire. Je n’ai pas seulement mis terme à un couple, j’ai mis terme à toute une partie de ma vie, j’ai mis un terme à des lieux, j’ai mis un terme à des personnes, j’ai mis un terme à beaucoup de choses. Dommage collatéraux dira t’on. Ce sont encore eux qui me font le plus de mal dans l’histoire. Peut-on rompre en limitant les dégâts ? J’aurais essayé.
Et je peine à retirer tous ces instants sur papier glacé qui recouvrent les murs de ma chambre. Je n’ai pas de regrets, je n’ai plus de sentiments, il ne me reste que le souvenir de ces bons moments passés. Je crois que ça y’est, j'ai rayé le dernier élément qui me raccroché à mes années lycée.
Moi aussi j’ai fini par le trouver ce fameux bouton Off. J’étais d’abord étonnée, puis compréhensive pour son histoire. Je crois que j’avais un pressentiment… pour la mienne cette fois.
Voilà qui est dit.
Quand on est amoureux, on aimerait ne plus parler que de cela.
Quand on est amoureux, on a souvent envie de le crier à la terre entière. Mais la terre entière elle, ne veut pas savoir que vous êtes amoureux.

15 mars.
Matin nutella. Pas tellement qu’on veut bien le croire.
Et je croise tout les jours une centaine de visages, une dizaine de regards. Sur le quai du tram je me fais bousculer, ballotté de droite à gauche, foutue non-capacité à m’imposer. Je joue des coudes au milieu de la cohue tentant de me frayer un chemin jusqu’à l’air libre. Je m’arrête en plein milieu et pousse un profond soupire exaspéré. Immobile le temps d’un instant, au milieu de toute cette furieuse agitation. Cédille tu n’existes pas.
Parfois je me demande : et ma vie, elle est mieux comme ça ?
Je ne rentre pas encore à temps pour attraper les derniers rayons d’un soleil rosé à l’horizon. Bientôt ce sera le cas. J’ai envie de repartir seule appareil en main, d’arpenter les rues sans savoir vraiment ou je vais, d’exister pour moi, d’exister pour rien, de ne plus être moi, au final d’être rien.
Plus je prend conscience de, et plus je me déteste. Un pas en arrière pour ne pas trop avancer, ne pas trop m’avancer. Un jour j’irais me faire soigner.
Le retour du soleil me donne envie d’aller m’étendre dans l’herbe d’un parc, avec quelques magasines et de la musique, faire quelques clic par-ci, par-là, et puis sourire. Et s’il pouvait être mon oreiller je crois que ce serait parfait.
Et notre projet de chaise abandonnée ?
Et cette foutue liste qu’on se promet sans cesse d’établir ?
On a marché, on a tourné, demander notre chemin, sans vraiment le trouver. Chouette, un grand jeu de piste non-organisé. Les silhouettes se pressent devant l’entrée. Ma main saisit la poignée. Mon regard cherche un visage qui m’est familier, ce visage tracassé par l’attrait d’une succession de touches blanches et noires. « Tu crois que je peux jouer ? ».
L’ouie et la vue, un touché qu’on devine, les sens en excitation, contemporain, abstrait, déstructuré, les avis restent partagés. J’ai aimé.
Et non, on ne mange pas de Monster Munch à minuit. Ou peut être que si, ça reste à définir dans un futur proche.

Dans un autre registre, la fin d’année se rapproche à grand pas, il ne me reste plus que 5 ou 6 semaines de cours étant donné que mi-mai je pars en stage d’un mois et demi dans une agence de multimédia strasbourgeoise… et je suis vraiment très impatiente ! L’équipe a l’air sympathique et leur champ d’activé est plutôt varié, ne se contentent pas seulement du web, mais également de la création de bornes interactives et d’installations pour l’évènementiel et les musées principalement. Pour les curieux ça se passe sur Anamnésia.com et sur Addictif.com
Toujours pour les curieux, qui cette fois se posent des questions sur ma formation, eh bien tout est sur Technomultimédia et sur BtsCVleCorbusier. Voilà! Et tant que j'y suis, deux bannières en flash très pourries faites pour les cours ( mais faut bien commencer un jour n'est ce pas... ) : bannière JPO et bannière Kangoo Hybride.
Rédigé par Cédille, le jeudi 15 mars 2007 à 23:22 :: #54




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