The gift of nothing, for the person who have everything. Conceptuel.
Bien sur que j’ai déjà tout.
J’ai dépassé les frontières de mon terrain de jeu habituel, fermant les yeux, le vent dans mes cheveux. Partir a toujours quelque chose d’excitant. La plaine alsacienne est ensoleillée et mes pieds sont nus sur le tableau de bord. Eté d’avril.
Après midi sous le signe Carhartt, entre skatepark, magasin d’usine et galerie d’art.
Prendre du bon temps. On en oublie de penser.
Je le regarde se griller cigarette sur cigarette. J’aimerais lui dire que je trouve ça terriblement sexy, mais ma bonne conscience se contente de lui faire des reproches.
Mettre les pieds là-bas, c’est révéler toutes les impressions 2D qui se sont amassées dans mon esprit. Les éléments d’une vie deviennent palpables, les lieux, les gens, les objets, le ciel et les étoiles. Juste des images en trois dimensions.
Toute notion de temps semble quand à elle disparaître.



Les bruits de la ville m’entourent, le chant des oiseaux également. Les cartons s’entassent dans la pièce à côté, les posters aux murs tombent les uns après les autres et cette fois, je ne les raccrocherais pas.
Je dois vider cet appartement, et le remplir une dernière fois de ballons. L’absence résonne déjà. Mais ce n’est pas si grave, je me suis découvert une certaine facilité à tourner la page.


Rien de plus, rien de moins. Les prochains temps risquent d’être agités. Je vais bien et les mots me manquent.

( Et s'il fait beau demain matin, peut être que j'édite vite fait ce post! )