dimanche 24 juin 2007
C'est déjà demain
Poste trop long, poste chiant.

13 juin.
Ne jamais cesser de toujours tout remettre au lendemain.
Toujours continuer à sentir mon corps trembler et mes joues s’enflammer.
Parfois vous y croyez, parce qu’y croire, c’est la base de tout, puis le lendemain arrive, avec son lot de doutes et de questions, et vous vous sentez soudainement si petite, si seule face à une si haute montagne à gravir. Trop de choses à apprendre pour un jour moi aussi devenir grande ? Alors vous continuez à vous noyer dans les images, vous continuez à baver et à rêver, de création, de talent, d’expositions, de tous ces jolis mots, ce rêve de petite fille, en attendant… en attendant…
Et parfois les idées ne viennent plus, parce que le contexte dans lequel vous baignez ne s’y prête pas, que l’immobilisme vous plonge dans un immobilisme créatif. Je crois que je suis pressée d’être demain. Mais j’en arrive à me demander si demain c’était pas déjà aujourd’hui ?
Ça fait du bien. A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, et r'garder les gens tant qu'y en a. Un reste de Mezzo di pasta à nos pieds ma tête appuyée contre ses jambes, tous les deux allongés sur ce banc le long des quais. Un petit souffle tiède qui s’engouffre sous les arbres. Une jeune fille qui lit un livre assise seule sur le banc à notre droite. Devant nous les pavés, martelés par les sandales des passants, puis la barrière, et enfin l’Ill, et ce ciel de début de soirée d’été qui s’étend par-dessus les toits des maisons à colombages. Respirer.


- cadrages hasardeux -
Jusqu’au jour où j’y mettrais enfin les pieds.
Ce soir, quand je suis rentrée à la maison, excédée par une demi-heure passée dans les bouchons, j’ai eu la surprise de trouver une lettre à mon nom déposée sur l’escalier.
L’argent que l’on me doit ? Non, mieux encore !
Je saisis l’enveloppe d’une main, mon sac de voyage dans l’autre, je parcours le dos de l’enveloppe tout en gravissant les marches, soudain ça fait tilt dans mon esprit et mon regard s’illumine. J’ouvre l’enveloppe, petits trésors du japon, jolie surprise ! Je te remercie vraiment un petit sourire béat sur mes lèvres, le temps d’un instant, je me suis envolée. Je garde tout ça très précieusement, en attendant de te renvoyer la pareille.
On est jeudi, et je suis à la maison. Mum’ fait encore la gueule, paraît qu’elle me voit trop peu, et que quand je suis là, ce n’est que pour m’enfermer dans ma chambre et lui déposer mon linge sale dans la corbeille. Suis-je vraiment si ingrate que ça ? Et dire que certains n’ont pas mis les pieds chez eux depuis plusieurs mois…
A l’agence tout va bien. Je crois qu’on me fait doucement confiance. J’essaie de faire de mon mieux. Les journées qui passent le plus vite sont résolument celles où l’on me confie de la création, celles où je peux rester 20 minutes le nez en l’air à réfléchir, celles où je feuillète des bouquins de graphisme et traîne sur des blogs pour trouver de l’inspiration, celles ou je fais des gribouilles moches que moi seule comprend dans mon carnet.

- BatekMila -
18 juin.
Les essuies glace battaient la mesure en une cadence infernale. Affalée sur le siège avant, les feux des voitures se noient sous les trombes d’eau qui s'abattent sur le pare brise. J'aime bien cette odeur, ce mélange de cuir et de meuble en bois exotique. Souvenir d'enfance. Je rencontre des gens, je découvre des univers, je suis étrangement à l’aise, et j’aime bien ça. Tout est encore passé très vite et j'ai les épaules qui ont un peu rougies.
Mon état d’esprit avoisine celui de la chanson ci dessus, et pour cause, on s’envole pour Barcelone pendant 6 jours fin juillet. Billets d’avion et petit studio très design, je vais me régaler, comme si tout se trouvait dans cette ville.
Le programme de mes vacances se précise, 2 semaines de libre pour gribouiller, bronzer, buller, 3 jours à Paris, 6 à Barcelone, pour enchaîner sur un mois de boulot avant la rentrée. Encore un été qui va passer trop vite en quelque sorte.

- gribouilles -
21 juinLes réveils sont douloureux. Comme si vous veniez simplement de vous endormir. Un chocolat chaud et un coup d'eau sur le visage, départ pour le boulot. J'aime bien la fête de la musique. J'aime bien parce qu'on y croise toute sorte de gens, une jolie mixité sociale, tous les ages, toutes les couleurs, tous les niveaux sociaux et moi j’aime bien regarder les gens, comme si moi-même je n’en étais pas une. Tout le monde se côtoie, tout le monde se frôle, tout le monde s’affole, parfois ça me fait sourire, parfois ça me fait peur. Et puis on s’est perdu au milieu de la foule. On a marché le long des quais, et y’avait des djeuns qui se baignaient dans l’eau crade de l’Ill ( et accessoirement des policiers pour les engueuler ). Y’avait des lumières partout, de la musique partout, des gens heureux partout, et j’dois être un peu naïve, mais moi aussi ça me rend heureuse tout ça.
Paraît que la musique adoucit les mœurs t’façon. Enfin pas tous, parce que faut pas exagérer quand même.




Rédigé par Cédille, le dimanche 24 juin 2007 à 17:33 :: #64




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1. Le dimanche 24 juin 2007 par just me :
2. Le lundi 25 juin 2007 par Mery :
3. Le lundi 25 juin 2007 par Bérengère :
4. Le mardi 26 juin 2007 par byakki :
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