
Parfois le déroulement des événement semble comme vous glisser entre les doigts.
On hurlait, pour rigoler. Y’en a un qu’a pas compris. Y’avait les gens, ma guirlande et puis ce coup de fil. J’sais pas, j’ai balancé mes clés de voiture sans trop réfléchir et quand je l’ai vu dévaler les escalier je me suis mise à courir à mon tour sans savoir vraiment pourquoi. J’ai sauté les marches en m’appuyant sur la rambarde, y’avait comme un goût d’aventure. Il a fait rugir le moteur de ma voiture, grillé deux feux rouge, moi j’avais toujours pas trop compris. Y’avait des silhouettes au bord de la route et puis Marion par terre, les jambes comme emmêlées, « pauvre Marion ». La j’ai ressenti la notion de douleur physique. Y’a les camionnettes de pompier résonnent dans la nuit, y’a celles qui fusent, y’a celle qui s’arrête. Les pompiers sortent, comme le noël ou grand-père est « mort ». Ils sont gentils les pompiers, mais moi tout cet environnement ça me fait flipper. Y’a toutes ces phobies, celle de la douleur, de l’opération, du sang, des perfusions ( -_- ) ? J’ai mal pour Marion. Hôpital. Interlude musical. Y’a les couloirs sombres et vides de la clinique en pleine nuit, une petite pièce de lumière, Marion au milieu. Y’avait ces trucs là, qui donnent des décharges pour réanimer les gens. J’aime pas les hôpitaux. On à mis Marion sur un fauteuil roulant, on a mangé du chocolat, on a attendu la radiologue et puis on est rentré. Il restait quelques crêpes. Soirée de merde, oui oui oui.
J’ai mal dormi. Le réveil avait comme un goût amer, comme une distance, un froid, entre vous et celui que vous aimez. Y’a des jours où. Des jours où il me manque le soutient et l’amour, ou j’aurais juste besoin qu’on me réconforte même si je suis bien incapable de vous dire pourquoi. Des jour où il pleut, où à la cantine c’est ravioli, et où une blonde vous donne des cours d’éco-gestion.
Et pourtant dans toute cette histoire, c’est pas moi la plus à pleindre…
… plus de peur que de mal.
C’est marrant comme je me la joue perso en studio de créa, un peu autiste sur les bords, enfermée dans sa bulle de musique, ne daignant même pas jeter un regard à l’écran de mes petits camarades trop emprisonnée dans mes propres idées.
Je crois que j’aime ça faire l’autiste.
Entre parenthèse : Message non subliminal n° 3 584…
Paranoïa totale ou mauvaise fois ? Toujours est-il que de retrouver mes idées et mes phrases chez les autres m’horripile complètement, que ce soit dans ma vie dite réelle autant que dans ma vie qualifiée de virtuelle. A bon entendeur. Fermer la parenthèse.
Les choses inutiles.
Aujourd’hui, vendredi, Cédille a testé les caisses automatiques de Auchan. Ça bug encore pas mal mais c’est rigolo, et pratique quoi qu’il en soit. La nouvelle ligne de tram c’est cool, la place Kleber est moche, la Fnac est un lieux de pèlerinage, mais j’ai pas de sous. On a acheté des Kinder surprise « ça va, t’es heureuse maintenant ? ». J’ai eu Shrek, et Shrek ça vaut pas les hippopotames ou les crocodiles de quand j’étais gamine., mais bon. J’ai regardé mon premier Hitchcock, j’ai presque honte, moi qui suis étudiante en blablabla vous connaissez la musique. Ah et puis le nouveau catalogue de Habitat est sorti, et puis vendredi on va à l’ososphère, et puis jeudi c’est la soirée d’intégration des premières années, et j’espère qu’on pourra aller à Selest’art. Sinon je suis étudiante et je bouffe des pizzas molles cuites au micro-onde. Même si j’ai un four maintenant et ça c’est du luxe, mais j’ai pas de rallonge pour le brancher. Cher voisin d’en face, je t’informe que ma chasse d’eau est réparée. Ouais super tout ça.
Aujourd’hui, samedi, j’étais chez grand-mère, et chez grand-mère c’est un peu la caverne d’Ali Baba de la cave au grenier. J’ai récupéré le spirographe, une vieille lanterne, des manettes de super nes, des vieux magasines de mode avec de chouettes illus’, des livres pour enfants vieux de 50ans avec des illustrations en papier qui se déplient et puis la maison de poupée pour mon film d’animation. J’ai mis de côtés quelques cadres et une vieille valise avec des motifs à carreaux. Un jour sûrement, j’aurais un assez grand appartement pour stocker tout un tas de chouettes vieilleries.