Aujourd’hui, Cédille n’est pas très gentille.

Se descendre un demi pot de nutella à la petite cuillère en une soirée c’est mal.
Et puis pourquoi les gens s’obstinent à me parler d’ennemis ? J’les vois pas moi les ennemis, j’aperçois juste des cons, mais ça, c’est pas grave, des cons y’en a toujours eu.
Le problème avec le nutela c’est que ça vous pique terriblement quand vous le foutez sur vôtre toute fraîche plaie que vous vous êtes intelligemment faite en prenant vôtre langue pour un morceau de pizza. Non, ne cherchez plus, je suis la reine de la mal bouffe.
Ce soir j’ai vu 99 francs, comme tout le monde, oui. Ça diffère un peu du bouquin, la fin est pourrie, quoi que… certaines images sont surprenantes, enfin bref, c’est prenant, mais je ne m’abaisserais pas à faire l’apologie de ce film plus longtemps.
C’est marrant vous savez, parce qu’apprenant toutes ces infâmes techniques publicitaires on se sent deux fois plus concernés. Voilà, moi, à l’école, j’apprend à prendre les gens pour des cons, la publicité c’est vraiment fascinant.
Ma liste msn est un impressionnant déballage de propos tout à fait personnels. Moi ça m’afflige de savoir X est trop folle amoureuse de Y, que Z est parti faire les courses, que Y dont est amoureuse X passe une trop bonne soirée chez Z qui est entre temps revenu de ses courses. Et puis j’avais pas parlé de Q qui à passé un week-end trop ouf à Marseille, P qui part se la péter en Tunisie, et R qui trouve son dernier I-pod trop cool. Tout ça pour combler à tous notre curiosité déplacée. C’est à ce moment là que vous avez le droit de me demander : « et toi, pourquoi tu blogues ? ». Et vous, pourquoi êtes vous là ?
Quand j’étais petite, la figure de l’aventurier, c’était mon parrain. Moments mémorables de ces soirées diapositives sur grand écran blanc, coupant le salon en deux. Les récits imagés de ses innombrables voyages aux quatre coins de la planète. Ça c’est vivre, découvrir. J’étais assise par terre devant l’écran, grignotant des curly, je me noyais déjà dans les images.
J’sais pas vous, mais moi, j’aime reconnaître les musiques employées dans les films ou les reportages qui passent à la télé, en reconnaître plusieurs d’affilés me rend toute heureuse, z’avez qu’à lui demander.
Et de temps en temps je redeviens comme avant, à ne plus savoir qui je suis, à traîner ma mélancolie sur les pavés mouillés de la ville, à me laisser avaler par les milliers d’images qui défilent derrière les vitres, à poser ma tête fatiguée sur la table de cours et fermer les yeux discrètement, a sourire pour des choses banales, ce jeune dans une vieille mini blanche, ce père et de sa fille qui chahutent dans le tramway, les publicités kitch pour des monuments funéraires, croiser invisible, quelqu’un que je connais mais qui ne peut me voir, toutes ces minuscules histoires.



Désintégration?

Et j'espère au passage que vous n'oubliez pas d'aller voir régulièrement par .