Je n’aime pas ces temps ci. Un arrière goût d’avant flotte dans l’air. Je m’éloigne, je fuis, je me tais et c’est mal. Il y a ce monde dans ma tête, il se repeuple, des obsessions, par-ci, par-là. C’est si savoureux d’avoir des obsessions, des images et des mots qui habitent votre esprit du soir au matin. Je me sens comme transportée. Mais voilà, il y a un problème à cela, ce n’est que baignée de solitude que mon monde peut exister. J’ai des envies de silence, des envies de réflexion… je ne fais rien pour provoquer cela, cela s’impose à moi. Et je m’enferme à double tour, dans ma bulle.
Je me sens si éloignée de la réalité. La réalité ne m’intéresse pas. J’aime les formes, j’ai envie d’explorer les formes. Et puis les couleurs aussi.
J’aime l’harmonie des formes et des couleurs, moi ça m’épate, ça me laisse sans voix.
Je n’aime pas le réel.
Boulot, dodo. La pression m’étouffe et le temps me manque. Les projets s’enchaînent… certainement trop vite pour nous laisser le temps de faire notre petite cuisine personnelle à côté. Dessiner, lire, sortir, regarder, travailler, comment placer dormir, ou bien même rêver au milieu de tout ça ? Et mon disque externe qui vient de rendre l’âme avec tous mes jolis projets… Rage extrême. Mi-octobre. Je sature.