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Sujfan Stevens - All the trees of the field will clap their hands






C’est dans l’air. Comme un parfum de nostalgie automnale qui s’infiltre dans votre chaire. On s’emmitoufle, on se barricade, contre les assauts du froid, de la vie aussi, ici, dans mon cocon. On manque de force parfois, alors à deux on se relève, en s’enlaçant le plus longtemps possible sous la couette, paradoxalement. J’aime le voir fragile. Parce que je suis la seule. La seule aussi à toujours être là. Fragile, je le suis. Physiquement, moralement, émotionnellement, à la merci du grand Automne, trop sensiblement. J’ai envie que ces jours passent, s’échappent, fuient loin de moi, me laissent tranquille, enfin. Je repend de chimériques forces en pressant des oranges, comme pour me persuader de faire des efforts. Apprendre à me défendre, moi qui suis loupée.
Deux absences délibérées qui ne me ressemblent pas, comme un grand ras le bol qui vous dépasse. Toujours les même mots depuis 5ans. Les causes en sont toutes différentes, j’appréhende ça avec une toute autre maturité.
Elle à l’air un peu triste quand même.
On dirait qu’elle se cache.
Elle paraît timide.
Et sans qu’ils s’en rendent vraiment compte, ni que j’ai conscience de faire passer tout ceci en un dessin, ils m’ont entièrement résumé en ces trois critiques lancées.
L'évasion est dans le rêve.
L'évasion, un thème récurrent, une fuite constante. Prochaines évasions, Paris, Disney, Bâle, Start’, Mamc, Maillon ( ? ), Londres. Et puis guérir, surtout.






Avez-vous remarqué?