mardi 6 mai 2008

I'm a bird







L’exam approche, et pourtant je trouve toujours le temps de gribouiller, bidouiller, bloguer. Quelque part ça fait du bien, un relent d’inspiration qui vous donne des ailes, au bon où au mauvais moment, va savoir.
Je suis retourné lire mon blabla perdu, étalé sur un coin de toile un peu trop oublié. Peut être y en a-t-ils qui s’en souviennent. Je serais très curieuse d’ailleurs, de savoir qui, depuis tout ce temps. Bientôt 5ans, non-stop. Aux beaux arts on m’a demandé avec un air suspicieux « ça existe depuis aussi longtemps que ça les blogs ? ».
Ce qui m’a frappé c’est que j’écrivais beaucoup et bien plus librement, j’hésitait pas à balancer, j’avais une vision des choses beaucoup plus acide et caricaturale, peut être plus honnête aussi envers moi-même. Pas de censure, de la censure pour qui ? Pour quoi ? Pour personne. Avant je parlais des gens, et j’aimais bien m’attarder sur toutes ces choses si stupides, si humaines, c’était super rigolo. J’étais plus jeune, plus bête.
J’me dis que cette année y’aurais sacrément à balancer, un bon paquet de glandus qui ont compris que le graphisme c’était le bon coup des fainéant qui savent manier le crayon, et encore. Et puis à quoi bon ? Des caricatures parmi des caricatures.
Aujourd’hui en anglais, un cours stupide, avec une question stupide, et des réponses stupides. Et si vous étiez un animal, quel animal seriez vous ? Eh bah moi je serais un oiseau, c’est culcul un oiseau, mais c’est libre, ça voyage et ça admire de beaux paysages, je n’en demande pas plus pour être heureuse. Et les chevaux, on a pas parlé des chevaux ? Je rectifie, les chevaux c’est culcul, c’est nul et c’est moche, pas les oiseaux.
Et puis merde, j’ai encore fait un truc qui ressemble à Björk…



jeudi 1 mai 2008

Mirobolants plans sur comète Cédille









Un je, inévitablement bien éloigné d’un tu. Mais je suis prête, à partir.

Texte très beaucoup illisible.

Mon esprit reste désespérément insondable, fermé à toute introspection. J’ai compris des trucs. J’ai compris ce qu’ils voulaient dire. Rien n’est gratuit, mais pas facile de dire, « oui, voilà, moi j’ai une démarche d’artiste », parce que je n’ai pas une démarche d’artiste. J’aime, mais pourquoi j’aime ? Je sais pas moi, peut être parce que ça me plait? C’est valable ça comme réponse ? Non mais c’est vrai quoi. J’aime parce que j’aime, je fais parce que j’ai envie de faire. Mais, voilà, j’ai réfléchi, et j’ai trouvé, je crois que ma démarche, ou pseudo démarche, puisqu’il faut en avoir une, même si j’ai pas la prétention d’en avoir une, mais que pour entrer aux beaux arts en tout cas il faut avoir la prétention d’en avoir une, alors du coup moi aussi j’en ai une.
Bonjour, je suis Cédille, je suis nombriliste, je fais partie de cette nouvelle génération d’artistes qui s’intéressent à l’intime, qui construisent leur œuvre autour du « soi », des sentiments du soi, des relations du soi avec le monde extérieur. D’une manière générale l’identité me fascine, son rapport au corps, le corps en tant qu’entité séparée de la pensée. Je m’intéresse à l’intime, aux failles, aux faiblesses humaines. Je suis dans la nostalgie, fascinée par la vie, le quotidien, le beau au quotidien. Je suis dans la sensibilité, la douceur et la poésie. Je crois.
Bonjour, je suis Cédille, j’suis pas une artiste, mais on me demande d’en être une, et c’est terriblement dur. C’est terriblement dur d’avoir à se défendre, d’avoir à défendre sa production. C’est terriblement dur de se vendre. C’est terriblement dur de leur faire comprendre qu’en BTS, on a pas le temps pour produire beaucoup, pour soi. Mais j’ai compris. J’aurais aimé passer l’entretien de Lyon le second jour, parce que le second jour, j’avais compris. Peut être aussi, parce que je me dis que j’ai envie de partir loin, toute seule, alors qu’au fond de moi je suis morte de trouille à l’idée de me retrouver seule et perdue dans une ville grande et inconnue. Mais j’me suis ramassée. J’ai fais des plans sur la comète, eh bah voilà, du coup je suis obsédée par les comètes, et puis « comète »c’est un joli mot (et même que c’était le nom d’un de mes hamsters à l’époque). Que voulez vous que je répondre au pourquoi de cela ? Je vais dessiner des comètes, je sais pas trop pourquoi, je sais juste que la comète est dans ma tête pour quelques jours, tout comme elle à remplacé l’arbre enraciné au plafond, qui lui-même à remplacé les dames cerises, qui elles même… Des obsessions quoi. Et puis il avait raison ce mec, pourquoi on a jamais le droit de rien faire de gratuit ? Parce que peut être que les artistes d’aujourd’hui, les grands là vous savez, ils savent toujours pourquoi ils ont fait telle ou telle croûte d’art contemporain ( que j’adule en réalité ) ? Moi j’dis les explications t’façon ça se trouve après. Justifier pour justifier quoi. Et puis pourquoi je m’énerve d’ailleurs ? J’serais jamais Artiste, j’veux juste être Graphiste. L’an prochain, mais quelle galère, et la pour couronner le tout, j’me dis et si j’étais prise à Olivier de Serres. Des plans sur ma comète quoi. Ma jolie comète [a]dorée.

Tu rêves ma vieille.