Un je, inévitablement bien éloigné d’un tu. Mais je suis prête, à partir.

Texte très beaucoup illisible.

Mon esprit reste désespérément insondable, fermé à toute introspection. J’ai compris des trucs. J’ai compris ce qu’ils voulaient dire. Rien n’est gratuit, mais pas facile de dire, « oui, voilà, moi j’ai une démarche d’artiste », parce que je n’ai pas une démarche d’artiste. J’aime, mais pourquoi j’aime ? Je sais pas moi, peut être parce que ça me plait? C’est valable ça comme réponse ? Non mais c’est vrai quoi. J’aime parce que j’aime, je fais parce que j’ai envie de faire. Mais, voilà, j’ai réfléchi, et j’ai trouvé, je crois que ma démarche, ou pseudo démarche, puisqu’il faut en avoir une, même si j’ai pas la prétention d’en avoir une, mais que pour entrer aux beaux arts en tout cas il faut avoir la prétention d’en avoir une, alors du coup moi aussi j’en ai une.
Bonjour, je suis Cédille, je suis nombriliste, je fais partie de cette nouvelle génération d’artistes qui s’intéressent à l’intime, qui construisent leur œuvre autour du « soi », des sentiments du soi, des relations du soi avec le monde extérieur. D’une manière générale l’identité me fascine, son rapport au corps, le corps en tant qu’entité séparée de la pensée. Je m’intéresse à l’intime, aux failles, aux faiblesses humaines. Je suis dans la nostalgie, fascinée par la vie, le quotidien, le beau au quotidien. Je suis dans la sensibilité, la douceur et la poésie. Je crois.
Bonjour, je suis Cédille, j’suis pas une artiste, mais on me demande d’en être une, et c’est terriblement dur. C’est terriblement dur d’avoir à se défendre, d’avoir à défendre sa production. C’est terriblement dur de se vendre. C’est terriblement dur de leur faire comprendre qu’en BTS, on a pas le temps pour produire beaucoup, pour soi. Mais j’ai compris. J’aurais aimé passer l’entretien de Lyon le second jour, parce que le second jour, j’avais compris. Peut être aussi, parce que je me dis que j’ai envie de partir loin, toute seule, alors qu’au fond de moi je suis morte de trouille à l’idée de me retrouver seule et perdue dans une ville grande et inconnue. Mais j’me suis ramassée. J’ai fais des plans sur la comète, eh bah voilà, du coup je suis obsédée par les comètes, et puis « comète »c’est un joli mot (et même que c’était le nom d’un de mes hamsters à l’époque). Que voulez vous que je répondre au pourquoi de cela ? Je vais dessiner des comètes, je sais pas trop pourquoi, je sais juste que la comète est dans ma tête pour quelques jours, tout comme elle à remplacé l’arbre enraciné au plafond, qui lui-même à remplacé les dames cerises, qui elles même… Des obsessions quoi. Et puis il avait raison ce mec, pourquoi on a jamais le droit de rien faire de gratuit ? Parce que peut être que les artistes d’aujourd’hui, les grands là vous savez, ils savent toujours pourquoi ils ont fait telle ou telle croûte d’art contemporain ( que j’adule en réalité ) ? Moi j’dis les explications t’façon ça se trouve après. Justifier pour justifier quoi. Et puis pourquoi je m’énerve d’ailleurs ? J’serais jamais Artiste, j’veux juste être Graphiste. L’an prochain, mais quelle galère, et la pour couronner le tout, j’me dis et si j’étais prise à Olivier de Serres. Des plans sur ma comète quoi. Ma jolie comète [a]dorée.

Tu rêves ma vieille.