mardi 27 décembre 2005

Cédille de noël.


Je me suis tirée du lit à 11h, et c’est à la vision d’un jardin recouvert de 10cm de neige toute fraîche, que j’ai commencé à me dandiner dans tout les sens, sur fond de radiohead. La matinée d’hiver type. Le sourire au lèvre de bon matin, il en faut peu pour être heureux comme qui dirait.
En ce moment je dessine beaucoup. A vrai dire, je n’ai pas trop le choix vu mon piètre niveau en la matière. Alors je passe mon temps à recopier des mains, des pieds, et du corps humain dans sa globalité. Le seul problème c’est que je perd très vite patience quand les choses ne vont pas comme je veux. Et justement elles ne vont pas toujours comme je veux ! Paraît que savoir dessiner, c’est savoir regarder. Au début, j’ai pas compris. Mes cours ne sont pas porté sur « comment regarder », mais ils m’ouvrent chaque jour un peu plus les yeux sur ce qui m’entoure et m’aident à comprendre notre environnement visuel. Je n’ai plus le même regard qu’en début d’année. Je porte un regard différent sur ma lampe, mon lit, mon sac, mes stylos, tous les objets en général, il en va de même pour les affiches publicitaire ou de cinéma, les magasines, les pochettes de cd, les cartes, toutes les identités visuelles. Paraît que quand t’es graphiste tu passes ton temps à analyser tout ce qui se trouve autour de toi, de ton paquet de céréale du petit déjeuné au dépliant publicitaire distribué dans la rue. Ça a l’air marrant. Moi, plus tard, je veux être graphiste. Au bout de mes 4 mois d’arts appliqués je me surprend déjà reconnaître les objets de tel ou tel designer dont j’ignorais totalement l’existence au paravent. Je me surprend aussi à reconnaître les polices utilisées à droite à gauche dans la communication visuelle. Ma prof d’histoire de l’art / étude de cas et recherche appliqués ( quel jolie nom n’est ce pas ? ) connaît tout sur tout, tout les artistes, leurs courants et leurs œuvres, tout les designers ainsi que le nom de leurs objets, tout les graphistes peut être aussi ? On ne l’a pas encore vraiment abordé. Ça m’impressionne vraiment. Moi aussi j’ai envie de tout connaître sur tout.



- Pouf ! -

Mis à part ça, je me suis fait chier plus d’une heure pour mettre en place cette galerie. J’ai essayé de faire de jolis cadres arrondis qui en fin de compte son pixélisés et plutôt moches. Qu’est ce que je ferais pas pour vous… Au niveau contenu, ma tronche comme promis. Ouais. Et quelques vitrines strasbourgeoise pour un projet de recherche appliquée.

J'ai failli oublier, maintenant je suis joignable ici. ( Privilégiez les mails ! )

lundi 26 décembre 2005

Vide. Je suis vide.



Comme vous l’avez certainement déjà compris, suite au poste précédent, je n’ai pas passé un noël des plus merveilleux. C’est le juste déroulement des choses qu’il me répèterait. Les uns s’en vont, les autres donnent la vie. On y passera tous. Oui, mais ça me chagrine de savoir que je vais devoir les voir s’éteindre les uns après les autres, sous mes yeux, avant d’être destinée à mon tour à croupir dans une maison de retraite pour gâteux avant de finir mes jours sur un lit d’hôpital. Mais il est vrai que c’est certainement la meilleure fin qu’il soit.
Passons.

C’est noël, impossible de le louper, 80% d’imbéciles nous le rappellent dans leur pseudo msn qu’il dirait mon homme, et malgré ces malheureux évènements, le vieux barbu n’a pas pour autant oublié de se glisser par la cheminée pour déposer quelques paquets au pied de notre sapin.
Vous avez qu’a z’yeuter ci dessous. J’vous facilite le travail je sais.





Il a neigé aujourd’hui, de petits morceaux de cotons, tombés du ciel tout au long de la journée. Mis à part ça, j’ai moi aussi succombé au fléau qu’est la mode des canards en plastique. J’en ai adopté 5 d’un coup et ne leur ai pas encore trouvé de petits noms, mais je vais tâcher d’y remédier très prochainement. Je m’ennuie, et pourtant j’ai tout un tas de choses à faire. Les choses n’ont décidément aucune logique. J’ai fait des photos hier, des photos bien narcissiques, comme je sais si bien le faire. J’ai pas honte. Dreamweaver refuse de s’ouvrire ce soir, vous n’aurez donc pas de photos de ma tronche avant demain. Je meuble la conversation, mais en réalité je n’ai rien à vous raconter. Il m’arrive de me sentir vide par périodes. Je suis actuellement dans une période vide. Le net me bouffe. Peut être est-ce lui qui me rend vide.
Sachez que vous autres vous me faites enrager avec vos merveilleux écrits.




dimanche 25 décembre 2005

« Joyeux » noël.

Il a poussé un cri atroce, au beau milieu du jambon en croûte et de la salade. Comme foudroyé, tremblant de tout son corps, un homme sur une chaise électrique. Crié, crié, crié, crié. Cette expression de douleur sur son visage, marquante, si marquante. Je l’ai regardé, horrifiée. Puis j’ai détourné le regard, porté mes mains à ma bouche, levé et filé dans le couloir pour ne pas voir ce spectacle. « J’peux pas voir ça. ».
Ma cousine déjà plantée au téléphone essayant de joindre les urgences puis les pompiers. De longs râles s’échappaient du salon, une respiration haletante, « il respire, il respire », effervescence et inquiétude. Les adultes s’occupent de lui, les adultes s’occupent de lui, ça va aller.
Dans le couloir. « J’ai envie de pleurer ». « Mais t’as les larmes aux yeux. ».
Je n’ai pas pu assister au spectacle d’un grand-père, mon grand-père, agonisant, c’est trop lourd pour moi. Je culpabilise face à ma lâcheté.
On a attendu dans le couloir, adossés au mur, les regards perdus, mes cousins, ma cousine, et le chien. Le chien s’est mis à pleurer à son tour, certainement sans trop savoir pourquoi, certes, mais percevant la tension dans l’air. 20 minutes à attendre le samu. C’est long. Très long.
Mon cousin à pleuré, assis sur l’escalier. Ça faisait une éternité que je ne l’avait plus vu pleurer. C’est le seul homme de la famille qui a pleuré ce soir là. Ça m’a touché. Et pour une fois, je n’ai pas eu à retenir mes larmes face à eux, j’ai laissé coulé.

Noël s’annoncait pourtant comme être un noël des plus banal qu’il soit. Un de ces noël ou plus rien n’est pareil. Un de ces noël depuis que nous ne sommes plus des enfants.

Le samu est arrivé avec tout leur attirail, bonnets de père noël sur le crâne. Quelques tests, tout paraît dans les normes. Ils l’ont emmené.
Mon grand-père à repris conscience à l’hôpital. Il va « bien ». 2ème malaise en l’espace de 2 mois, il ne comprend plus rien, il ne sait plus rien, il ne parle presque plus. Trou noir. S’il est toujours en vie, je sais que quelque part mon grand-père est déjà mort.

mardi 20 décembre 2005

Christkindelsmärik



- Ploc ! -

Noël approche, et l’herbe du jardin est toujours désespérément verte. Chaque nouvelle chute de flocons me fait rêver d’un future beau manteau blanc recouvrant le paysage. Mais rien à faire, ces petits salauds refusent obstinément de tenir sur le sol. Un noël sans neige, ce n’est pas un noël. Je crois que je vais bientôt invoquer les esprits pour qu’ils nous balancent quelques gros flocons blancs d’ici là.

jeudi 15 décembre 2005

Un pas de plus et je saute.

Je parle. En petit comité je parle. Quand j’ai confiance, je parle. Quand j’ai des connaissances, je parle. Peut être même que parfois j’en fait trop. Que suis un peu lourde à vouloir trop exposer mon point de vue. J’en ai même parfois l’impression de décider. « Toi ? Tu ne sais pas décider ? On dirait pas ! ». Et pourtant quand il s’agit de prendre la parole devant toute la classe, enfin, rectifions, qu’une élève m’invite à prendre la parole devant toute la classe : « Cédille à quelque chose à dire » et que je hurle dans ma tête que « non, je n’ai rien à dire », voilà que je me met à balbutier des phrases incohérentes voir incompréhensibles. Entre lapsus et mauvaises prononciations, je ne trouve pas mes mots. Faites moi disparaître.
Je ne fais pas partie des leader, je n’en ai jamais fait partie, j’ai toujours était une suiveuse. Quand on me dit que je sais décider, ça me fait presque peur. Peur parce que j’estime que ce n’est pas ma place, que j’ai tout de suite l’impression d’être exaspérante voir que je me glisse tout d’un coup sous des allures de dictateur alors que ce n’est certainement pas le cas. C’est un cercle vicieux. Le changement me fait peur. Le changement me fait peur.



Musicalement parlant, je fonctionne à l’artiste par période. Je peux me bourrer le crâne des mêmes chansons pendant des jours et des jours, voir des semaines et des semaines, quand aux mois, c’est déjà plus exceptionnel. Mais Yann Tiersen est exceptionnel me direz vous. L’artiste du moment c’est Björk. Björk sera donc la bande son de mon décembre 2005, je peux me repérer dans le passé en fonction de ce que j’ai écouté. Les images ressortent avec la musique, la musique ressort avec les images. Un peu comme dans un film en quelque sorte. Il me faut un déclic. Le déclic, c’est le chéri, qui m’a fait découvrir ses clips, merveilles de bizarrerie et de poésie ( au passage, réalisés par Michel Gondry, le monsieur qui a fait Eternal Sunshine of the spotless mind ). Ça faisait longtemps que j’avais certaines de ses chansons sur Lord Inateur, mais là, je dois dire qu’en images, ça prenait une dimension tout autre. Captivée.

dimanche 11 décembre 2005

Vagabonder










samedi 3 décembre 2005

Regard naïf sur monde de brute.



- Faut cliquer sur l'image pour ouvrir la galerie mon petit ! -

J’ai toujours été sensible. Ça, c’est un fait. Je le suis de plus en plus, ça c’est une constatation. Un rien en arrive à m’émouvoir où à me faire de la peine aujourd’hui.
Cet homme, ce cliché du pakistanais, peau foncée et grosse moustache noire, frigorifié dans sa bicoque au marché de noël, entouré d’alsaco vendant bretzels, vin chaud et boules de noël, regard hagard, perdu, seul, une expression dans le visage vraiment marquante, cet homme m’a fait beaucoup de peine, j’avais mal pour lui. J’ai souvent mal pour les gens.
Il y a aussi ce sanglier, ce sanglier au milieu de la chaussée, renversé par un automobiliste, baignant dans une marre de sang et essayant en vain de se relever, un policier veillant sur lui jusqu’à ce qu’un garde forestier vienne l’abattre. Je n’ai pas assisté à la scène, c’est la mère supérieure qui a raconté ça au dîné, peut être que le fait d’imaginer la scène dans mon esprit est d’autant plus marquant. J’avais mal pour ce sanglier. J’ai souvent mal pour les animaux.
Dans un registre plus pathétique, j’ai aussi été peinée par un ours en peluche chez Habitat. Un ours en peluche blanc, avec un pelage tout doux, une petite truffe noire, et un corps tout mou. Je suis restée bien 10 minutes l’ours en peluche en main, le regardant sous toutes les coutures, approchant sa truffe de mon visage, l’asseyant sur l’arrière train ou le couchant sur le ventre. J’ai fini par abandonner la pauvre bête avec un pincement au cœur.

Quand j’étais petite, je pensais que les peluches avaient une âme, alors chaque soir je m’endormais avec une autre peluche dans les bras pour pas qu’il n’y ait de jaloux. Maintenant les pauvres sont enfermés dans une caisse au dessus de l’armoire. Il y a quelques temps de cela je suis allée leur rendre visite avec des yeux d’enfant émerveillé, la mère supérieure passant par là a voulut jeter un hideux petit lapin en peluche à la poubelle. J’ai crisé. Hideux ou pas, une peluche, ça ne se met pas à la poubelle.
- T’es trop sentimentale ma vieille.

La nuit dernière j’ai fait un rêve vraiment étrange. J’en ai encore des nausées. Plus qu’une histoire ce sont des images inscrites dans ma tête, une atmosphère glauque à souhait. Une jeune fille, enfermée dans petite salle de bain au plafond s’élevant indéfiniment, aucune porte, des petits carreaux blancs recouvrant les murs, ses pieds baignant dans une eau sale au fond d’une baignoire, une atmosphère confinée, verte. La jeune fille hurlait à la mort, pleurait toutes les larmes de corps, ses ongles crissant sur le carrelage froid, essayant désespérément de s’échapper de la pièce. Puis, ellipse, la jeune fille a disparu, il ne reste plus que ses pieds sanguinolent au fond de la baignoire. Elle est morte. Son âme s’élève dans la pièce au plafond infini. Ellipse. L’ombre chinoise d’un homme frappant avec force sur du métal s’élève, menaçante, sur un mur gigantesque. Au bas de ce mur est recroquevillé, la jeune fille, l’ombre du bras qui s’élève, marteau à la main, s’apprêtant à frapper s’abat sur elle avec cadence. Cet homme c’est son père, et c’est lui qui l’a enfermé dans la petite salle de bain sans plafond.

jeudi 1 décembre 2005

Bah tiens.


Je n’aime pas les postes explicatifs. Vous non plus ? ça tombe plutôt bien ! Faisons bref. Nouvelle version, qui me ressemble certainement plus que la précédente. Retour aux couleurs fétiches, superpositions plutôt brouillon, et ma gueule au centre. Narcissique n’est ce pas ? Je poste désormais sous dotclear, la colonne se veut plus épurée, les photos s’ouvrent désormais dans des galeries classées par mois. Mis à part ça je compte ouvrir ce blog à certaines personne de ma vie non virtuelle. Une grande première pour moi gamine à réputation secrète. Bonne où mauvaise idée ? J’en sais trop rien. J’espère de pas être obligée de me censurer.

Au début de l’année ma prof d’étude de cas nous avait avoué que l’année de Manaa était l’année de sa vie où elle avait le plus bossé. A l’époque, je ne l’avais pas cru. Désormais, je l’a crois. J’ai vraiment du mal à gérer la montagne de boulot qui s’abat sur nous par périodes. Je bosse deux fois plus que l’an dernier et ma vie est aujourd’hui partagée entre boulot, chéri et quelques maigres loisirs. Sympathique n’est ce pas ? Toujours est-il que j’ai trouvé ma voix. Et ça c’est vachement bien.